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Algérie: un écrivain franco-algérien condamné à cinq ans de prison en appel

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La cour d’appel d’Alger, a condamné en appel, ce mardi 1er juillet 2025, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal à cinq ans de prison, soit la même peine écopée en première instance. L’auteur, en détention depuis le 16 novembre 2024, est condamné pour « atteinte a l’unité nationale ». Boualem Sansal a huit jours pour introduire un pourvoi en cassation, selon la cour d’appel.

Un écrivain franco-algérien, Boualem Sansal, a été condamné, ce mardi 1ᵉʳ juillet à cinq ans de prison par la cour d’appel d’Alger, pour « atteinte à l’unité nationale ». Le verdict du tribunal de première instance ayant été confirmé, M. Sansal a huit jours pour introduire un pourvoi en Cassation.

Boualem Sansal avait été condamné le 27 mars 2025, à cinq ans de réclusion en première instance, notamment pour des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières, où il estimait que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française des territoires appartenant jusque-là au Maroc.

Il a été alors accusé d’« atteinte à l’unité nationale », « outrage à corps constitué », « pratiques de nature à nuire à l’économie nationale » et « détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité du pays ». Son procès en appel a eu lieu aussi bien à la demande de l’écrivain que du parquet, qui avait requis dix ans en première instance.

L’écrivain Boualem Sansal est, aujourd’hui, âgé de 80 ans et souffre d’un cancer de la prostate, selon ses proches qui se sont confiés à l’AFP.

Interrogé pendant son procès en appel sur sa déclaration sur les frontières, Boualem Sansal a répondu : « Je ne fais pas que de la politique. Je m’exprime aussi sur l’histoire », invoquant le droit garanti par la Constitution « à la liberté d’expression ».

L’écrivain a continué, tout en soutenant que la France a créé les frontières (de l’Algérie colonisée à partir de 1830) mais qu’après l’indépendance (en 1962), l’Union africaine a décrété que ces frontières héritées de la colonisation étaient intangibles. 

Plusieurs proches de l’auteur ont émis l’espoir qu’il soit gracié à l’occasion du 5 juillet, date marquant le 63e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.

Par Valentin SOMANDE (Stagiaire)