Accueil Monde Présidentielle en Guinée-Bissau: la société civile exige la proclamation immédiate des résultats

Présidentielle en Guinée-Bissau: la société civile exige la proclamation immédiate des résultats

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Dimanche de vote calme en Guinée Bissau (Ph. TV5MONDE)

Les organisations de la société civile sénégalaise et bissau-guinéenne, dont Afrikajom Center (Alioune Tine), Frente Popular (Armando Lona), Africtivistes (Cheikh Fall) et Sen_CADDHU (Senghane Senghor), dans un communiqué conjoint rendu public le mercredi 10 décembre 2025, exigent la proclamation immédiate des résultats de l’élection présidentielle du 23 novembre 2025 en Guinée-Bissau. Selon elles, seule cette mesure permettra de respecter la volonté du peuple et de restaurer l’ordre constitutionnel, suspendu par le coup d’État militaire du 26 novembre dernier.

Des organisations de la société civile, dont Afrikajom Center dirigé par Alioune Tine, Frente Popular représenté par Armando Lona, Africtivistes porté par Cheikh Fall et Sen CADDHU animé par Senghane Senghor, dans un communiqué conjoint publié, le mercredi 10 décembre 2025 et relayé par des médias, appellent à l’urgence de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 23 novembre 2025 en Guinée-Bissau.  

La tension politique s’intensifie dans le pays, alors que les résultats officiels tardent à être annoncés. Les signataires estiment qu’il est impératif que les populations bissau-guinéennes connaissent sans délai le nom du vainqueur, seule manière de restaurer l’ordre constitutionnel et de garantir la souveraineté du peuple. «Empêcher la proclamation des résultats est un crime contre la démocratie et contre la souveraineté du peuple», soulignent ces organisations.  

La Commission nationale électorale (CNE) a vu certaines copies de procès-verbaux détruites. Toutefois, les organisations rappellent que des copies conformes demeurent disponibles auprès d’autres institutions, telles que la Commission régionale électorale et la Gouvernance. Ces documents, juridiquement valables, permettraient de proclamer les résultats sans obstacle légal ou institutionnel.  

Le communiqué interpelle directement Julius Maada Bio, président en exercice de la CEDEAO, ainsi que l’ensemble des chefs d’État de la région. Les organisations les invitent à exercer une pression sur les militaires afin d’éviter toute confiscation du pouvoir.

Elles rappellent que la fermeté de la CEDEAO avait permis de mettre fin à un précédent état militaire au Bénin, salué par les citoyens de la communauté.  

Les signataires rejettent fermement toute tentative de prise de pouvoir par des moyens inconstitutionnels. Ils exigent que les militaires regagnent leurs casernes et se soumettent à l’autorité du président élu, une fois celui-ci installé dans ses fonctions.  

La société civile appelle la CEDEAO à prendre des mesures immédiates pour garantir la proclamation des résultats conformément à la loi électorale, installer le président élu sans délai et assurer le retour des militaires sous l’autorité civile. Pour les signataires, seule cette voie permettra de préserver la démocratie en Guinée-Bissau et de rétablir la confiance des citoyens dans leurs institutions.

Par Valentin SOMANDE