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La Guinée-Équatoriale transfère sa capitale à «Ciudad de la Paz»

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La Guinée-Équatoriale a officiellement transféré sa capitale de Malabo à «Ciudad de la Paz», par décret présidentiel rendu public le 3 janvier 2026. Le pouvoir justifie ce choix par la volonté de «réduire l’isolement institutionnel» et de «mieux équilibrer le développement territorial».

C’est un changement historique pour la petite nation pétrolière d’Afrique centrale. Depuis ce samedi 3 janvier, Malabo n’est plus la capitale de la Guinée-Équatoriale. Par un décret présidentiel, le chef de l’État, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a officialisé le transfert du siège des institutions vers Ciudad de la Paz.

Pendant des décennies, le cœur administratif de la Guinée-Équatoriale battait à Malabo, une ville «chargée d’histoire mais géographiquement isolée» sur l’île de Bioko. Cette situation, selon les autorités du pays, imposait des contraintes logistiques majeures, obligeant les citoyens du continent à traverser l’océan pour accéder aux services centraux de l’État.

En déplaçant la capitale dans la province de Djibloho, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo entend briser cet isolement et rapprocher l’administration des populations de la partie continentale, où se situent les principaux pôles d’activité comme la ville de Bata.

Si le transfert est désormais officiel sur le papier, le défi opérationnel reste immense. Le gouvernement s’est donné une année pour finaliser le déménagement de l’ensemble des ministères et des directions générales. Ce processus, «extrêmement coûteux», repose presque exclusivement sur la rente pétrolière, une ressource soumise aux fluctuations des cours mondiaux. Au-delà de l’aspect financier, il s’agit de transformer une ville encore en chantier en un espace vivant et fonctionnel, capable d’attirer non seulement les fonctionnaires, mais aussi les investisseurs et la société civile.

En devenant le nouveau visage de la Guinée-Équatoriale, Ciudad de la Paz porte l’espoir d’une modernisation accélérée et d’un État plus accessible, tout en affirmant l’ancrage définitivement continental de la nation.

Par Valentin SOMANDE