Accueil Monde Trump ordonne le retrait des USA de 66 organisations internationales

Trump ordonne le retrait des USA de 66 organisations internationales

0

Le président américain, Donald Trump a ordonné, le mercredi 7 janvier 2026, le retrait des États-Unis de 66 organisations, dont environ une moitié liée à l’Organisation des Nations unies (ONU). Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux.

Après les événements du 3 janvier dernier ayant conduit à la capture du président vénézuélien, Nicolás Maduro par les forces américaines, le patron de la Maison Blanche, Donald Trump vient de prendre une décision historique. En effet, le mercredi 7 janvier 2026, Trump a lancé une nouvelle charge contre la diplomatie climatique, ordonnant le retrait des États-Unis d’un traité et du comité scientifique de référence sur le climat, organisations parmi des dizaines identifiées comme ne servant «plus les intérêts américains».

Le décret signé par le président américain ordonne le retrait des États-Unis d’un total de 66 organisations, dont environ une moitié liée à l’ONU, a annoncé la Maison Blanche. Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux, conclus en 1992 lors du sommet de la Terre de Rio.

C’est dans le cadre de la CNUCC qu’a notamment été signé l’accord de Paris de 2015, dont Donald Trump a claqué la porte une seconde fois dès son retour à la Maison Blanche il y a un an. Lors de son premier mandat, il avait également quitté l’accord de Paris, mais pas la CNUCC, permettant aux États-Unis de continuer à participer aux conférences annuelles sur le climat.

Ce retrait supplémentaire est «un nouveau signe que cette administration autoritaire et antiscience est déterminée à sacrifier le bien-être de la population et à déstabiliser la coopération internationale», a déploré auprès de l’AFP Rachel Cleetus, de l’organisation Union of Concerned Scientists.

Le décret ordonne également le retrait des États-Unis du comité d’experts scientifiques de l’ONU sur le climat (Giec), qui fait référence en matière de science climatique, ainsi que d’autres organisations liées à la protection de la planète, comme l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Union pour la conservation de la nature ou encore l’ONU-Eau.

En septembre 2025, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump avait provoqué des réactions en s’en prenant sans détours à la science climatique, qualifiant le réchauffement de «plus grande arnaque de notre histoire» et faisant l’éloge du charbon «propre et magnifique».

Alors que l’administration Trump s’en prend également régulièrement aux Objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les États membres de l’ONU pour améliorer l’avenir de l’humanité, comme la lutte contre le réchauffement ou l’égalité femme-homme, le décret publié mercredi ordonne d’autre part la sortie des États-Unis du Fonds des Nations unies pour la population. Washington avait déjà annoncé, il y a plusieurs mois, couper les financements à cette agence spécialisée dans la santé de la mère et de l’enfant.

Depuis son retour à la Maison Blanche, le président républicain met en œuvre sa vision de «l’Amérique d’abord». Comme lors de son premier mandat, il a ainsi décidé de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat et de l’Unesco, que les États-Unis avaient réintégrés sous la présidence de Joe Biden. Il a en outre claqué la porte de l’Organisation mondiale de la santé.

L’administration Trump a également largement coupé l’aide américaine à l’étranger, amputant les budgets de nombreuses organisations onusiennes forcées de réduire leurs activités sur le terrain, comme le Haut commissariat aux réfugiés ou le Programme alimentaire mondial. Il a plus généralement lancé des attaques contre l’ONU, selon lui «très loin de réaliser son potentiel».

Par Valentin SOMANDE