La direction générale des services vétérinaires du Burkina Faso ont saisi, en 2025, « 219,44 tonnes de poissons impropres à la consommation, estimées à 250 000 000 FCFA », a révélé son premier responsable, le capitaine vétérinaire, Aboubacar Nacro, face à la presse, à Ouagadougou, ce mardi 17 février 2026.
Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, a animé, ce mardi 17 février 2026, une conférence de presse à Ouagadougou, sur l’assainissement du domaine des médicaments vétérinaires et de la sécurité sanitaire des aliments d’origine animale.
En 2025, le contrôle des produits halieutiques, a permis de saisir « 219,44 tonnes de poissons impropre à la consommation pour une valeur monétaire estimée à plus de 250 000 000 francs CFA. Il s’agit majoritairement du poisson congelé ou frais, mal conservé ou de mauvaise qualité importé comme telle depuis le pays d’origine », a déclaré le capitaine Aboubacar Nacro, ajoutant que « 20 tonnes du même produit ont été saisies en 2023 et 71,9 tonnes en 2024 ».
Avec les orientations du ministre d’Etat, ministre en charge des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, contrairement aux saisies des années passées, celles de 2025 « ont été transformées en engrais et réutilisées dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) », a indiqué le capitaine Nacro, poursuivant que la DGSV effectue régulièrement, aussi, des sorties de contrôle dans les boucheries et charcuteries.

Elles ont concerné la répression des abattages clandestins. Les viandes et autres produits carnés notamment la viande de poulet, de porc, d’ovin, de caprin, de bovin de mauvaise qualité ont fait l’objet de saisi. Ainsi, « en 2025, 67 tonnes de viande ont été soustraites de la consommation humaine contre 9 tonnes en 2023 et 1,6 tonnes en 2024. Le montant des saisies de 2025 est estimé à environ 167 500 000 francs CFA », a précisé le conférencier principal qui a noté que « 146 220 œufs de consommation ont été saisis pour un montant avoisinant 18 277 500 francs CFA contre 98 160 en 2024 ».
« Tous les produits aviaires saisis (œufs de consommation et carcasse de poulet) ont également fait l’objet de transformation en engrais », a poursuivi le capitaine Aboubacar Nacro qui a signifié que dans le cadre de la protection de la filière avicole, un accent particulier a été mis sur le contrôle des importations des poussins d’un jour.
Ainsi, « 135 750 poussins importés frauduleusement ont été saisis par les services vétérinaires pour une valeur estimée à 81 000 000 francs CFA contre 19 000 poussins en 2024 ». Réagissant sur la destruction de ces poussins qui a créé de vives émotions sur les réseaux sociaux, le premier dirigeant de la DGSV a rappelé que « pour ne pas contaminer les animaux déjà élevés sur place, des analyses de laboratoire sont effectués sur les poussins saisis et permettent de situer leur statut sanitaire. Les résultats de laboratoire orientent les décisions des inspecteurs vétérinaires de procéder ou non à la destruction des poussins saisis ».
Les conférenciers ont fait savoir que dans le cadre de la lutte contre la commercialisation des denrées alimentaires d’origine animale de mauvaise qualité destinée à la consommation humaine et animale, des opérations de grande envergure ont été également menées dans ce domaine. Par communiqué, le ministre d’Etat, Ismaël Sombié, invitait les promoteurs des établissements du domaine des aliments pour animaux et des produits laitiers à se faire enregistrer auprès de la DGSV.
« Ces opérations d’enregistrement ont permis de délivrés dans un premier temps les autorisations provisoires d’une validité de 6 mois aux établissements conformes et procéder à la fermeture des établissements non conformes. Ainsi, 559 établissements ont été contrôlés et 180 autorisations provisoires délivrées », a affirmé le capitaine vétérinaire Aboubacar Nacro. Il a annoncé que cette mesure a aussi « permis de soustraire de la consommation animale près de 10 tonnes d’aliments pour animaux de mauvaise qualité pour une valeur monétaire estimée à 6 000 000 francs CFA » ainsi que « 250 Kg de produits laitiers également saisis au cours de ces opérations lancées pour la première fois en 2025 ».
Le directeur général de la DGSV a indiqué qu’à ce jour, « 362 établissements vétérinaires sont autorisés sur le territoire national », informant que l’annuaire de ces établissements autorisés sera publié les jours à venir sur les canaux de communication officiels du ministère et ses partenaires au profit du grand public.
Par Bernard BOUGOUM




























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