L’ancien Premier ministre tunisien, Ali Laarayedh a été condamné en appel à «24 ans de prison pour son implication présumée» dans l’envoi de «jihadistes» à l’étranger, selon des médias qui soulignent que ce verdict a été rendu dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 février 2026.
En Tunisie, l’ancien Premier ministre, Ali Laarayedh a été condamné en appel à «24 ans de prison pour son implication présumée dans l’envoi de jihadistes à l’étranger», une affaire qui a «durablement» marqué le débat public en Tunisie, ont informé des médias qui indiquent que ledit verdict a été rendu dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 février 2026.
Toujours selon ces sources, Laarayedh avait écopé, en première instance, en mai 2025, de «34 ans de réclusion».
Après la révolution de 2010-2011 ayant conduit au départ de Zine El Abidine Ben Ali, la Tunisie a vu émerger une mouvance «jihadiste» culminant en 2015 avec des attentats meurtriers à Sousse et à Tunis.
Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), environ «5 500 Tunisiens» ont combattu entre 2011 et 2016 auprès de groupes «jihadistes», dont l’organisation Etat islamique, en Irak, en Syrie ou en Libye.
Ali Laarayedh, dirigeant historique du parti Ennahdha, est accusé de «formation et appartenance à une organisation terroriste» et d’avoir facilité l’envoi de combattants vers les zones de conflit. Il a toujours clamé son innocence.
Premier ministre de mars 2013 à janvier 2014, après avoir été ministre de l’Intérieur, il a été arrêté en décembre 2022 en vertu de la loi antiterroriste. Son procès s’est ouvert en novembre 2024.
Laarayedh avait déjà passé «15 ans en détention» sous Ben Ali, dont 10 à l’isolement, «pour complot visant à renverser le gouvernement par la violence».
Par Valentin SOMANDE




























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