La police sénégalaise, à travers la Sûreté urbaine (SU) du commissariat central de Dakar, a procédé, le samedi 28 février 2026, au démantèlement d’un réseau spécialisé dans des activités contraires aux bonnes mœurs dans la capitale. Selon une source policière, ce mardi 3 mars 2026, les membres de ce réseau sont poursuivis pour «association de malfaiteurs, traite de personnes, proxénétisme et complicité, exploitation d’un salon de massage sans autorisation, défaut d’inscription au fichier sanitaire, ainsi que détention et usage collectif de chanvre indien». Ces derniers ont été placés en garde à vue en attendant la suite de la procédure judiciaire, selon la source.
La Sûreté Urbaine (SU) du Commissariat Central de Dakar a procédé, le samedi 28 février 2026, à l’interpellation de cinq individus. Ils sont poursuivis pour «association de malfaiteurs, traite de personnes, proxénétisme et complicité, exploitation d’un salon de massage sans autorisation, défaut d’inscription au fichier sanitaire, ainsi que détention et usage collectif de chanvre indien».
Selon l’information donnée par la police, ce mardi 3 mars 2026 dans un communiqué, tout est parti d’un «signalement critique» reçu par la Brigade des Mœurs via le numéro vert. Une jeune fille y appelait à l’aide, expliquant avoir été recrutée au Nigeria par une compatriote établie à Dakar sous le prétexte d’un emploi légal. À son arrivée, elle a été «séquestrée» et «contrainte» à la prostitution.
Les investigations techniques ont permis de joindre une seconde victime. Celle-ci a confirmé les faits, précisant faire partie d’un groupe de quatre filles, exploitées par la présumé proxénète. Cette dernière gérait un appartement de deux chambres à Ngor, utilisé comme lieu de passe où elle encaissait l’intégralité des recettes imposées aux victimes.
Les investigations ont permis de cibler l’appartement n°18, situé au 4ème étage d’un immeuble sis à Ngor. Lors de l’assaut, les enquêteurs ont surpris trois femmes en pleine consommation de chanvre indien.
La perquisition minutieuse des lieux a permis de saisir, entre autres, «trois cornets de chanvre indien», «14 papiers de conditionnement et onze 11 gélules de couleur blanche suspectées d’être de la cocaïne, en cours d’analyse», «27 préservatifs (dont 7 usagés), des stimulants sexuels (sprays et emballages), des lubrifiants, des huiles de massage et des sextoys».
Confrontées aux preuves, les mises en cause ont reconnu les faits. Ils ont été par la suite placés en garde à vue et les enquêtes se poursuivent activement pour identifier d’éventuelles ramifications de ce réseau de traite transfrontalière.
Par Valentin SOMANDE




























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