Accueil Monde Crash Air Algérie: la décision du Tribunal Correctionnel attendu le 28 septembre...

Crash Air Algérie: la décision du Tribunal Correctionnel attendu le 28 septembre prochain

0

Le tribunal correctionnel de Paris rendra, le 28 septembre 2026 sa décision après les débats dans le procès de la compagnie espagnole Swiftair, poursuivie pour «homicides involontaires» à la suite du crash du vol AH5017 en 2014. L’appareil, un McDonnell Douglas MD-83 affrété par Air Algérie, mais exploité par Swiftair avec son équipage, s’était abîmé en pleine zone désertique du Sahel malien dans la nuit du 24 juillet 2014. À son bord, se trouvaient 116 personnes, dont 23 Burkinabè.

La décision du tribunal correctionnel de Paris sur l’affaire du crash Air Algérie est attendue pour la fin du mois de septembre. Le procès, ouvert le 9 mars 2026, s’est achevé le jeudi 26 mars, mettant un terme à plus de deux semaines de débats consacrés à l’examen des responsabilités dans la perte de l’appareil. L’avion, un McDonnell Douglas MD-83 affrété par Air Algérie mais exploité par Swiftair avec son équipage, s’était crashé en pleine zone désertique du Sahel malien dans la nuit du 24 juillet 2014. Il avait à son bord, 116 passagers, dont 23 Burkinabè.

Selon des médias, le mercredi 25 mars, le parquet avait conclu ses réquisitions en demandant la condamnation de la compagnie aérienne à l’amende maximale de «225 000 euros». Les investigations techniques, menées par le Bureau d’enquêtes et d’analyses français, avaient établi que l’accident était survenu après la formation de givre dans des capteurs de vitesse, lors du franchissement d’une zone orageuse. Cette obstruction avait provoqué le ralentissement automatique des moteurs, une situation à laquelle les pilotes n’avaient pas su réagir à temps pour éviter la perte de contrôle de l’appareil.

Les débats ont largement porté sur les conditions dans lesquelles l’équipage avait abordé cette phase de vol critique. À en croire plusieurs sources, le parquet s’était appuyé sur des expertises mettant en cause une «préparation insuffisante» des deux pilotes, notamment concernant les procédures de gestion du givrage. La défense a rétorqué en présentant une analyse technique visant à démontrer la compétence des navigants et la complexité exceptionnelle des conditions météorologiques rencontrées. Elle a insisté sur le caractère hypothétique de toute interprétation des événements, la boîte noire de l’appareil n’ayant pu fournir d’enregistrement exploitable des conversations en cockpit.

Par Valentin SOMANDE