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Burkina: vers la fin du terrorisme !

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Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à l’occasion de l’An 1 du lancement de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), a accordé une interview à la presse, diffusée sur la télévision nationale, où il a dressé un bilan satisfaisant. Au cours de cette rencontre avec des hommes et femmes de média, le chef de l’Etat burkinabè a affirmé qu’au regard du rythme auquel les forces de défense et de sécurité avancent sur le terrain, «on est pas trop loin» de la fin du terrorisme au Burkina Faso.

Le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État burkinabè, a, au cours de son interview, ce jeudi 2 avril 2026, parlé de la lutte contre le terrorisme. Pour lui, «le travail d’endoctrinement en Afrique a été très profond», soulignant qu’il «est impératif de mettre également les leaders religieux à contribution» dans cette lutte. «Ici, au Burkina Faso, nous avons mobilisé des experts sur un projet de discours alternatifs. Ces discours seront validés et nous imposerons une ligne de conduite. C’est ce qui sera prêché partout, car l’extrémisme est dangereux. C’est cet extrémisme qui pousse les gens à intégrer ce genre de mouvements», a-t-il affirmé.

«Il y a plein de jeunes qui rejoignent ces mouvements terroristes parce qu’ils croient que c’est au nom de la religion. Vous ne pouvez pas détruire aujourd’hui une base terroriste sans trouver de livres saints. Ils sont là-bas, ils ont le Coran, ils sont endoctrinés et ils pensent que c’est de la religion. Beaucoup combattent au nom de la religion», a fait savoir le président du Faso.

Tout compte fait, sur le terrain un travail est en train d’être fait par les Forces de défense et de sécurité ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie. «Le rythme auquel nous avançons actuellement depuis novembre, je peux vous rassurer qu’à ce rythme, on n’est pas trop loin (de la fin du terrorisme au Burkina, NDLR), parce que le plus important pour nous c’était de changer totalement la manière (de lutte, NDLR), d’éviter de faire ce qu’on avait l’habitude de faire depuis huit à dix ans», a dit le capitaine Ibrahim Traoré, affirmant que autre chose a été développé et qui est performant, selon les tests effectués.

Le président du Faso a, par ailleurs, annoncé «une phase importante qui doit venir et dans quelques mois, pour fermer totalement toutes les brèches pour empêcher les infiltrations».

 Par Wakat Séra