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Un système d’escroquerie numérique démantelé

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La police nationale du Sénégal a annoncé, ce mercredi 8 avril 2026, avoir porté un coup d’arrêt à une vaste entreprise d’escroquerie numérique. Une plateforme connue sous le nom de «HICASH», opérée par une société dénommée «Level Technologie», est au cœur d’un système de «prêts usuraires» ayant brassé plus de 3 milliards de F CFA. Selon la police, les utilisateurs obtenaient des prêts assortis de conditions particulièrement «abusives». Pour un prêt de «10 000 FCFA», seulement «6 500 FCFA» étaient effectivement versés à l’usager, tandis que le remboursement intégral était exigé sous sept jours.

La Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité) de la police nationale du Sénégal, a démantelé un vaste système d’escroquerie numérique lié à une plateforme, «HICASH», opérée par une société appelé «Level Technologie», a annoncé, ce mercredi 8 avril 2026, la police. L’enquête, ouverte à la suite de nombreuses plaintes enregistrées entre décembre 2025 et avril 2026, a révélé un dispositif de «prêts usuraires» ayant généré plus de 3 milliards de francs CFA de transactions.

Selon les investigations menées par la police, les utilisateurs obtenaient des prêts assortis de conditions particulièrement «abusives». Pour un crédit de «10 000 FCFA», seulement «6 500 FCFA» étaient effectivement versés, tandis que le remboursement intégral était exigé sous sept jours. Le taux hebdomadaire réel atteignait «53,8 %», soit près de 2 800 % l’année. En cas de retard, les opérateurs utilisaient les données personnelles des emprunteurs, notamment leurs contacts et photos, pour exercer des pressions et procéder à un harcèlement systématique.

Les investigations techniques ont conduit les enquêteurs dans un immeuble situé à Liberté 6, un quartier de la capitale Dakar où fonctionnait un véritable centre d’appels dédié au recouvrement. Sur place, 70 employés ont été identifiés, dont 60 affectés au «recouvrement agressif». Les enquêteurs ont également découvert l’utilisation de SIMBOX pour contourner les circuits légaux de communication ainsi que des agrégateurs de paiement destinés à dissimuler les flux financiers via des services de mobile money.

L’exploitation des données de la plateforme a permis d’établir l’ampleur du système: plus de 100 000 demandes de crédits traitées, un volume global de transactions estimé à 3 milliards de francs CFA et un préjudice provisoire évalué à 1 milliard de francs CFA. Plusieurs dizaines de millions de francs CFA en espèces, du matériel informatique et de nombreux téléphones portables ont également été saisis.

Les enquêteurs ont, par ailleurs, relevé que la structure opérait «sans autorisation» de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

La directrice générale ainsi que quatre autres responsables ont été déférés devant le Procureur du Pool judiciaire financier pour la suite de la procédure.

Par Valentin SOMANDE