La police sénégalaise a annoncé, ce vendredi 1er mai 2026 via sa page Facebook, l’arrestation d’une femme soupçonnée d’avoir volontairement incendié le logement de son ancien partenaire à Grand Yoff. Un acte motivé, selon ses aveux, par un sentiment de vengeance.
Le Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff, au Sénégal, a mis la main sur une femme poursuivie pour «incendie volontaire», «destruction de biens appartenant à autrui», «mise en danger de la vie d’autrui» et «violation de domicile» à l’aide de clés.
Les faits remontent au 29 avril 2026, aux environs de 15 heures, lorsqu’un homme s’est présenté de lui-même au commissariat pour signaler l’incendie de son studio situé au quartier Arafat.
Dépêchés sur les lieux, les agents ont constaté que le feu s’était déclaré au premier étage d’un immeuble R+2 occupé par plusieurs familles. L’intervention rapide des riverains a permis de maîtriser les flammes avant qu’elles ne se propagent davantage.
Le bilan matériel est lourd: presque tous les biens du studio ont été détruits, notamment un téléviseur grand écran, la literie et divers appareils électroménagers. L’installation électrique a également été entièrement ravagée.
Les premiers éléments de l’enquête, appuyés par des témoignages évoquant le départ suspect d’une femme, ainsi que l’exploitation des images de vidéosurveillance d’un commerce voisin, ont permis d’identifier une suspecte. La victime a reconnu en elle son ex-compagne, avec qui il venait de mettre fin à une relation.
Grâce aux investigations, la mise en cause a été localisée puis arrêtée le 30 avril 2026 sur son lieu de travail, aux Parcelles Assainies. Après avoir nié les faits dans un premier temps, elle a finalement reconnu sa responsabilité face aux preuves réunies contre elle.
Elle a expliqué avoir agi sous le coup de la «colère» et de l’«humiliation», affirmant ne pas avoir supporté de voir son ancien compagnon en compagnie d’une nouvelle partenaire, qui serait également sa collègue. Animée par un désir de revanche, elle s’est introduite dans le studio en utilisant un double des clés qu’elle avait conservé après leur séparation, avant d’y mettre le feu et de s’enfuir.
Placée en garde à vue, elle devra répondre de ses actes devant la justice, tandis que l’enquête se poursuit pour établir toutes les circonstances de cette affaire.
Cette affaire relance la question des violences liées aux ruptures sentimentales et rappelle les lourdes conséquences judiciaires auxquelles s’exposent les auteurs d’actes de vengeance.
Par Valentin SOMANDE




























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