Une attaque attribuée à Boko Haram a coûté la vie à «23 soldats tchadiens», dans la nuit du lundi 4 mai 2026, dans la province du Lac. Le bilan, encore provisoire, a été rendu public, ce mardi 5 mai par l’état-major des armées.
Dans un communiqué officiel signé et diffusé, ce 5 mai 2026, l’état-major général des armées du Tchad a confirmé une attaque meurtrière perpétrée contre une position militaire sur l’île de Barka Tolorom, située dans la province du Lac.
Selon le général de brigade, Chanane Issakha Acheikh, directeur de la communication de l’armée, l’attaque a été lancé aux environs de 22 heures dans la nuit du 4 mai. Les assaillants, identifiés comme des éléments de Boko Haram, ont pris pour cible les forces tchadiennes déployées sur cette île stratégique.
Face à cette offensive, les Forces de défense et de sécurité ont opposé une riposte qualifiée de vigoureuse, réussissant à contenir et à repousser les combattants ennemis.
L’armée affirme, par ailleurs, avoir infligé de «lourdes pertes» aux assaillants et récupéré du matériel au cours des affrontements. Des opérations de ratissage sont toujours en cours afin de sécuriser la zone.
Le bilan humain côté tchadien fait état de «23 soldats tués et 26 autres blessés». Les autorités militaires précisent qu’un bilan définitif sera communiqué ultérieurement, les opérations étant encore en cours.
L’état-major assure que la situation est désormais maîtrisée et réaffirme la détermination des forces armées à poursuivre la lutte contre le terrorisme dans cette région instable.
Quelques heures avant la publication du communiqué, le président Mahamat Idriss Déby Itno avait déjà réagi sur ses réseaux sociaux, rendant hommage aux soldats tombés au combat, salués comme des «héros» dont le sacrifice «ne sera jamais vain».
Située dans une zone frontalière sensible, à proximité du Nigeria, du Niger et du Cameroun, l’île de Barka Tolorom est régulièrement exposée aux incursions de groupes armés. Cette région du bassin du lac Tchad demeure l’un des principaux foyers d’activités de ces bandes armées depuis plus d’une décennie.
Engagé au sein de la Force multinationale mixte, le Tchad continue de payer un lourd tribut dans la lutte contre les groupes armés, illustrant une fois de plus la complexité et la persistance de cette guerre asymétrique dans la sous-région.
Par Valentin SOMANDE




























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