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Afrique du Sud: 268 Nigérians quittent le pays dans un contexte de durcissement migratoire

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Un premier contingent de 268 ressortissants du Nigeria a quitté l’Afrique du Sud, le jeudi 11 juin 2026 dans le cadre d’une opération de rapatriement volontaire, liée aux tensions xénophobes constatées ces derniers jours dans ce pays de plus de 65 millions d’habitants.

Les autorités sud-africaines ont lancé, en collaboration avec celles nigérianes, une opération de rapatriement volontaire de ressortissants nigérians en situation irrégulière. Cette initiative intervient alors que le pays est confronté à une montée des tensions xénophobes et à un renforcement de sa politique de contrôle de l’immigration.

Un premier groupe de 268 Nigérians a été rapatrié jeudi 11 juin 2026 depuis l’Afrique du Sud vers le Nigeria. Cette opération s’inscrit dans un programme de retour volontaire concernant au total 586 ressortissants nigérians ayant accepté de quitter le territoire sud-africain.

Les personnes concernées ont bénéficié de documents de voyage d’urgence délivrés par les services consulaires nigérians en Afrique du Sud avant d’embarquer à bord d’un vol spécialement affrété. Un second départ est prévu le 15 juin pour les autres candidats au retour.

Selon le ministère sud-africain de l’Intérieur, tous les ressortissants concernés ont été déclarés «indésirables» conformément à la législation migratoire en vigueur. Cette mesure leur interdit toute réadmission sur le territoire sud-africain pendant une durée de cinq ans.

Cette opération intervient dans un climat social tendu marqué par une recrudescence des manifestations anti-immigrés dans plusieurs provinces. Des organisations et groupes de citoyens dénoncent la présence d’étrangers en situation irrégulière, qu’ils accusent de peser sur l’emploi, les services publics et les ressources économiques.

Dans certaines localités, ces mobilisations ont dégénéré en actes de violence, faisant craindre une nouvelle vague d’attaques xénophobes semblables à celles qui ont endeuillé le pays ces dernières années.

Le ministre de l’Intérieur, Leon Schreiber, a affirmé que le gouvernement poursuivait ses efforts pour faire respecter les lois migratoires. Il a notamment souligné une «hausse significative» des expulsions et rapatriements au cours des deux dernières années.

Parallèlement, Pretoria accélère plusieurs réformes visant à moderniser le contrôle des frontières et l’identification des personnes, à travers de nouveaux outils numériques et administratifs destinés à renforcer la gestion des flux migratoires.

Entre impératifs de sécurité, contrôle des frontières et tensions sociales grandissantes, la question migratoire demeure l’un des défis majeurs de l’Afrique du Sud, où le débat sur la place des étrangers continue de susciter de vives controverses.

Par Valentin SOMANDE