Le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a signé, le jeudi 17 septembre 2026, un décret portant déchéance provisoire de la nationalité de cinq Nigériens, parmi lesquels Ouhoumoudou Mahamadou, ancien Premier ministre sous Mohamed Bazoum. Selon l’Agence nigérienne de presse (ANP), cette nouvelle mesure porte à 25 le nombre de personnes concernées par le dispositif depuis son instauration en 2024.
Le régime nigérien poursuit la mise en œuvre de son dispositif de déchéance provisoire de nationalité. Le jeudi 17 septembre 2026, le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a signé un décret visant cinq personnes physiques, dont l’ancien Premier ministre de Mohamed Bazoum, Ouhoumoudou Mahamadou, selon une information publiée le même jour par l’Agence nigérienne de presse (ANP).
Outre Ouhoumoudou Mahamadou, la liste comprend Amadou dit Ange Barou Chekaraou, Oumarou Moussa Ibrahim, Ousmane Abdoul Moumouni et Boubacar Seyni Souley, cite l’ANP.
D’après le décret, les personnes concernées font l’objet de poursuites pour différents faits présumés, notamment la «diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public», la «diffamation par voie électronique», l’«intelligence avec des puissances étrangères», ainsi que la «participation à une entreprise visant à démoraliser l’armée et la Nation dans le but de nuire à la défense nationale et à la cohésion sociale». Le texte mentionne également des «activités susceptibles de perturber la paix et la sécurité publiques».
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’ordonnance n°2024-43 du 27 août 2024, qui a institué un fichier destiné aux personnes, groupes ou entités impliqués dans des actes terroristes ou dans d’autres infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques et fondamentaux de la Nation, ou susceptibles de troubler gravement la tranquillité et la sécurité publiques. Cette ordonnance a ensuite été modifiée et complétée par l’ordonnance n°2024-46 du 7 octobre 2024.
Le dispositif avait donné lieu, dès octobre 2024, à une première série de déchéances, avec notamment neuf personnalités liées à l’ancien régime de Mohamed Bazoum. D’autres vagues ont suivi, dont une concernant sept personnes en novembre 2024 et deux autres en janvier 2025.
Plus récemment, deux nouvelles personnes avaient été provisoirement déchues de leur nationalité par un décret signé le 1er avril 2026, tandis qu’une autre mesure avait été prise le 11 juin 2026, selon les communiqués du gouvernement nigérien.
Avec le décret du 17 septembre 2026, le nombre total de personnes provisoirement privées de leur nationalité dans le cadre de ce dispositif atteint ainsi 25, selon l’ANP.
Par Valentin SOMANDE







































