Accueil Monde Il tente de revendre une moto volée à un policier en civile

Il tente de revendre une moto volée à un policier en civile

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Après un braquage à mains armées dans l’arrondissement de Houin-Hounso, au Bénin, le suspect pensait conclure une affaire rapide dans le village de Bagon. C’était sans compter sur la vigilance de la Police, qui lui avait tendu un piège imparable.

Selon les faits rapportés, ce vendredi 18 septembre 2026 par la police nationale du Bénin, tout a basculé le jeudi 10 septembre 2026. Alertés par un renseignement indiquant qu’un individu défavorablement connu s’apprêtait à écouler un engin d’origine douteuse, les enquêteurs du commissariat de l’arrondissement de Covè ont monté une opération d’infiltration.

Un faux acheteur et un piège parfait

L’équipe s’est positionnée à l’avance au lieu de rendez-vous, dans le village de Bagon (arrondissement de Lainta-Cogbé). Le suspect s’y est présenté en toute confiance pour livrer une moto Bajaj rouge qu’il était incapable de justifier. Face à lui, l’acheteur n’était autre qu’un fonctionnaire de police en tenue civile réquisitionné pour l’occasion. L’assaut a été immédiat et le vendeur neutralisé sans effort.

Une opération tiroir particulièrement efficace

Une fois interpellé, le suspect a accepté de coopérer. Conduit à son domicile situé à Dékpada, il a contacté ses complices en prétextant le partage des gains de la vente. Plusieurs acolytes, séduits par l’appât du gain, ont mordu à l’hameçon et ont été cueillis un à un dès leur arrivée. Seul le cerveau de la bande, plus méfiant, a décliné le rendez-vous et demeure introuvable.

L’enquête a également révélé une audace criminelle peu commune. Peu après leur forfait initial à Houin-Hounso, les braqueurs s’étaient rendus chez leur propre victime pour tenter de lui revendre une autre motocyclette, elle aussi issue d’un vol antérieur. Cet engin a été récupéré et ramené au commissariat pour les besoins de l’enquête.

Alors que les investigations se poursuivent pour retrouver le chef de la bande toujours en fuite, le reste des membres du réseau apprend désormais à ses dépens qu’en matière de recel, la Police républicaine ne négocie jamais ses prix.

Par Valentin SOMANDE