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Burkina: les JEPPC remettent le «Made in Burkina» au cœur de la souveraineté

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« Nous voulons faire de ce rendez-vous un véritable cadre d'écoute, où les préoccupations des citoyens pourront être entendues et où des réponses pourront être apportées aux différentes interrogations», Indique le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Pengdwendé Gilbert Ouédraogo

La deuxième phase de la 3ᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) se déroulera du 2 au 16 octobre 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Placée sous le hème: «Produisons local, consommons burkinabè», elle entend faire de chaque achat de produit burkinabè un geste en faveur de la souveraineté économique. L’annonce a été faite, ce vendredi 25 septembre à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse présidée par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, et son homologue de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Après une première phase consacrée à l’engagement et à la participation citoyenne, la 3ᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) entre dans sa deuxième séquence. Le lancement a été annoncé vendredi 25 septembre 2026 par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, et son homologue de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Le ministre chargé de la justice, Edasso Rodrigues Bayala

Prévue du 2 au 16 octobre prochain dans l’ensemble des régions du pays, cette nouvelle phase sera articulée autour du thème: «Produisons local, consommons burkinabè». Le slogan retenu, «Tous pour le Made in Burkina: faisons de chaque achat un acte de souveraineté», donne le ton d’une campagne qui veut rapprocher patriotisme et habitudes de consommation.

Pour le ministre de la Justice, le choix du produit acheté peut aussi devenir un choix en faveur de l’économie nationale. «Consommer burkinabè, ce n’est pas seulement acheter un produit: c’est soutenir ceux qui produisent ici, ceux qui transforment ici et contribuer à créer des revenus pour nos jeunes et nos femmes», a déclaré Edasso Rodrigue Bayala.

Le ministre chargé de la justice, Edasso Rodrigue Bayala et son homologue de la communication, Pengdwendé Gilbert Ouédraogo lancent officiellement la 3e édition des JEPPC

Le ministre entend ainsi placer la consommation locale au cœur de la souveraineté économique. «Chaque fois que nous choisissons un produit burkinabè, nous faisons vivre une chaîne de production nationale et nous renforçons, par notre acte quotidien, notre souveraineté économique», a-t-il ajouté.

Du côté du ministère de la Communication, l’accent est mis sur la valorisation des initiatives et des réalisations nationales. Le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a, notamment, annoncé la tenue d’une exposition gouvernementale du 2 au 9 octobre au SIAO, conçue comme un espace d’information et d’échanges avec les citoyens.

Pour le ministre, cette exposition doit d’abord permettre aux citoyens de mieux connaître l’action publique. «Cette exposition sera une vitrine des acquis et des réalisations du gouvernement, mais aussi un espace où les citoyens pourront s’informer directement sur ce qui est fait pour le pays», a expliqué M. Ouédraogo.

Une vue du public

L’exposition entend également ouvrir un espace de dialogue avec les populations. «Nous voulons faire de ce rendez-vous un véritable cadre d’écoute, où les préoccupations des citoyens pourront être entendues et où des réponses pourront être apportées aux différentes interrogations», a-t-il souligné.

Au-delà des cérémonies officielles, cette deuxième phase des JEPPC veut ainsi inscrire le patriotisme dans les gestes du quotidien. Acheter burkinabè, produire burkinabè et mieux faire connaître les initiatives nationales sont appelés à devenir autant de manifestations concrètes de l’engagement citoyen.

Du 2 au 16 octobre, le pari sera donc de transformer le patriotisme affiché en réflexes économiques quotidiens, avec le Made in Burkina comme l’un des principaux marqueurs de cette nouvelle séquence des JEPPC.

Par Valentin SOMANDE