(New-York, le 26nseptembre 2026) Le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE, ministre des Affaires étrangères a multiplié les rencontres avec les partenaires multilatéraux du Burkina Faso, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU qui bat son plein à New-York.
Dans la soirée du 24 septembre, le Chef de la diplomatie burkinabè a eu des échanges avec Monsieur Tom Fletcher, Sous-secrétaire général chargé des affaires humanitaires et Coordinateur des secours d’urgence (OCHA).
Celui-ci a présenté la situation financière de l’agence onusienne, marquée par une raréfaction historique et critique des ressources pour l’aide d’urgence, suite au départ de certains bailleurs de fonds.
Tout en prenant bonne note de cette situation de baisse drastique des contributions volontaires de la part des donateurs, le ministre des Affaires étrangères a fait comprendre au responsable de OCHA, que le Burkina Faso a développé des mécanismes endogènes pour faire face à ses défis humanitaires.
Aujourd’hui ces mécanismes fonctionnent bien, grâce à l’adhésion des Burkinabè dont les contributions permettent d’assurer une bonne partie des initiatives de relèvement des populations retournées dans les zones libérées.
«Nous ne sommes plus dans l’humanitaire pour l’humanitaire. Les mécanismes de mobilisation de ressources nationales, permettent au Burkina Faso de casser progressivement le cycle de l’aide humanitaire pour semer la graine de la résilience», explique le ministre TRAORE.
Dans cette nouvelle dynamique, il a indiqué que les attentes du Burkina Faso vis-à-vis des partenaires, sont des appuis structurants qui contribueront à assurer une véritable autonomie des bénéficiaires.
Toujours au titre des partenaires multilatéraux, le ministre des Affaires étrangères a rencontré Madame Vanessa FRAZIER, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la question des enfants et des conflits armés.
La structure dit vouloir poursuivre la collaboration avec le Burkina Faso en matière de protection des enfants.
Les échanges ont permis au Camarade ministre des Affaires étrangères, de relever la frustration du Burkina Faso liée aux rapports présentés par les structures onusiennes sur la situation des enfants au Burkina Faso et qui sont loin de la réalité.
« Il y’a un gap entre le terrain et les rapports. Il faut que l’on s’accorde sur la méthodologie, les approches, et la typologie des acteurs qui doivent nécessairement dialoguer avec les autorités nationales, sans oublier la prise en compte de la spécificité de chaque pays pour éviter les assimilations qui conduisent à des solutions inefficaces », soutient le Camarade ministre des Affaires étrangères.
En perspectives, les deux responsables d’agences onusiennes ont promis d’effectuer des visites techniques au Burkina Faso, pour mieux s’imprégner du contexte et mieux articuler les programmes de partenariat de concert avec les acteurs nationaux.
Une démarche que le Chef de la diplomatie burkinabè a fortement encouragée.
DCRP/MAE







































