L’Union des Sociétés Coopératives de Productrices de Produits de Karité du Houet (UCPPK-H), en collaboration avec le Réseau d’Appui au Planning familial et à la Santé Génésique (RAPF/SG ), a organisé, le samedi 26 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, une session de renforcement des capacités au profit de ses points focaux issus des coopératives de productrices de karité de la région du Guiriko. La rencontre, consacrée notamment aux violences basées sur le genre (VBG), vise à renforcer les connaissances des participantes sur les mécanismes de prise en charge des femmes victimes de violences et de situations d’injustice.
Un renforcement des capacités axé sur la prise en charge des victimes

La session s’est tenue à la Maison de la Culture Monseigneur Anselme Titianma Sanon de Bobo-Dioulasso. Elle a réuni une cinquantaine de participantes venues de la région du Guiriko.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement du processus de prise en charge des violences basées sur le genre au sein des communautés, notamment dans les milieux où évoluent les femmes actives dans la filière karité.
Pour la présidente du Réseau d’ Appui au Planning familial et à la Santé Génésique, Honorine Aissa Soma, cette formation répond à une nécessité, malgré les différentes actions déjà entreprises en faveur des femmes.

«Beaucoup de choses sont faites sur le terrain pour faciliter la vie des femmes, actrices de la filière karité. Mais malheureusement, il perdure encore des situations difficiles pour lesquelles elles ne savent pas forcément quels recours avoir», a-t-elle expliqué.
Elle a également insisté sur l’importance de rappeler aux participantes les différentes étapes du mécanisme de prise en charge reconnu au Burkina Faso.
«Nous sommes là pour encore rappeler le processus de prise en charge valide au Burkina Faso», a-t-elle poursuivi.
Un mécanisme de proximité pour accompagner les femmes
Au-delà de la formation, l’initiative entend mettre l’accent sur un mécanisme de proximité et d’écoute permettant aux femmes confrontées à des situations d’injustice ou de violence d’être écoutées, accompagnées et, surtout, prises en charge.
Selon les organisateurs, cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un processus communautaire pilote prévu sur une période de douze mois, avec plusieurs activités réparties sur la durée.

L’objectif est notamment de permettre aux points focaux de mieux comprendre leur rôle dans l’orientation et l’accompagnement des femmes victimes, afin de faciliter leur accès aux mécanismes appropriés de prise en charge.
Les participantes saluent l’initiative
Les participantes ont apprécié cette session de renforcement des capacités, qu’elles considèrent comme une opportunité de mieux se préparer à accompagner les femmes victimes de violences.
Pour Aïcha Tiemtoré, cette formation permettra aux participantes de prendre davantage de dispositions afin que les femmes confrontées à des situations de violence puissent bénéficier d’une écoute et d’un accompagnement appropriés.

«Nous, à notre niveau, nous voulons prendre des dispositions pour que, lorsque les femmes sont victimes, qu’elles soient déjà écoutées et accompagnées, afin de leur permettre de survivre à cette épreuve», a-t-elle fait savoir.
L’UCPPK-H, un acteur de la filière karité
Créée en 2001, l’Union des Sociétés Coopératives de Productrices de Produits de Karité du Houet compte aujourd’hui environ 6 000 membres.

L’organisation a pour principal objectif de contribuer au développement d’une chaîne de valeur complète du karité, en collaboration avec les acteurs et organisations intervenant de l’amont à l’aval de la filière.
Ses activités portent notamment sur la production de beurre de karité non raffiné, biologique et/ou conventionnel, à partir des amandes de karité collectées auprès de ses membres. Elle intervient également dans la transformation et l’écoulement du beurre de karité, ainsi que dans la fabrication de savons, de pommades, de crèmes et d’autres produits cosmétiques à base de beurre de karité non raffiné.
D’autres sessions prévues dans les prochains mois
Cette première session de renforcement des capacités ne devrait pas être la dernière. Selon les organisateurs, d’autres sessions sont prévues au cours des mois d’octobre et novembre 2026 afin de poursuivre le renforcement des connaissances et des capacités des acteurs concernés.

À travers cette initiative, l’UCPPK-H entend ainsi contribuer davantage à la sensibilisation, à l’écoute et à l’accompagnement des femmes confrontées aux violences basées sur le genre, tout en renforçant le rôle de ses points focaux au sein des communautés.
Par Paul MASSO, Wakat Séra Bobo-Dioulasso
Une rencontre qui promet











































