En fuite après l’enlèvement d’une mineure à Yaoundé, une femme, présentée comme la principale suspecte, a été interpellée le 5 octobre 2026 à Tahoua, au Niger, à l’issue d’une opération menée conjointement par les forces de sécurité camerounaises et nigériennes. La jeune fille a été retrouvée saine et sauve.
La cavale aura finalement pris fin à Tahoua. Recherchée dans le cadre d’un enlèvement de mineure commis à Yaoundé, au Cameroun, une femme a été appréhendée, le lundi 5 octobre 2026, par les services de sécurité nigériens. La victime, qui avait été enlevée quelques jours plus tôt, a pu être libérée sans heurt.
Dans un communiqué rendu public, le mardi 6 octobre 2026, la Police nationale du Niger a détaillé les circonstances de cette opération transfrontalière, menée en coordination avec les services de sécurité camerounais.
Les faits remontent au 22 septembre 2026, dans la capitale camerounaise. Une jeune fille mineure avait alors été enlevée par des individus qui, peu après, avaient exigé une rançon de six millions de francs CFA. Les communications liées à cette demande avaient été effectuées à partir d’un numéro de téléphone localisé au Niger.
Alertées, la Division Mœurs et Protection des Mineurs de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) au Cameroun et le Service de Police Judiciaire et Administrative (SPJA) de la région de Tahoua ont conjugué leurs efforts pour retrouver la victime et identifier les auteurs présumés.
Le recoupement des informations recueillies au cours des investigations a permis aux enquêteurs de remonter progressivement la piste des ravisseurs. Les recherches ont notamment conduit à l’identification d’un relais présumé dans la ville de Tahoua.
L’opération menée, le lundi 5 octobre, a finalement permis l’interpellation de la principale suspecte, présentée comme l’auteure présumée du rapt, ainsi que la libération de la mineure, saine et sauve.
Pour la Police nationale du Niger, cette opération illustre l’importance de la coopération entre les services de sécurité dans la lutte contre les réseaux criminels opérant au-delà des frontières. Elle intervient également dans un contexte particulier, marqué par la rentrée scolaire et le retour des enfants sur les trajets entre leurs domiciles et leurs établissements.
Les forces de sécurité appellent, par ailleurs, les parents, les enseignants et les encadreurs à renforcer la vigilance autour des enfants. Elles recommandent, notamment, de leur apprendre à ne jamais suivre un inconnu sans l’accord préalable d’un responsable, à respecter les règles élémentaires de sécurité sur les trajets domicile-école et à signaler tout comportement inhabituel.
La Police invite enfin les familles à rester attentives aux confidences des enfants et à saisir rapidement les services compétents en cas de doute ou de disparition.
Au-delà de cette interpellation, les autorités sécuritaires rappellent que la protection des mineurs repose aussi sur la vigilance collective. En cette période de rentrée scolaire, elles exhortent donc les familles et l’ensemble de la communauté éducative à redoubler de prudence afin de prévenir de nouvelles tentatives d’enlèvement.
Par Valentin SOMANDE






































