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Côte d’Ivoire: des partis de l’opposition appellent à l’ouverture d’un dialogue national sur le nouvel organe électoral

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Ceci est une déclaration commune des partis et groupements politique de l’opposition en Côte d’Ivoire. Ceux-ci appellent le gouvernement ivoirien à ouvrir un dialogue national sur le nouvel organe électoral.

DECLARATION COMMUNE DES PRINCIPAUX PARTIS ET GROUPEMENTS POLITIQUES DE L’OPPOSITION

Mardi 13 octobre 2026

Mesdames et Messieurs les journalistes, Chères concitoyennes, chers concitoyens,

Les partis et groupements politiques de l’opposition ci-dessous mentionnés, réunis le vendredi 9 octobre 2026, ont décidé, d’une seule voix, d’inviter le Gouvernement ivoirien, par l’entremise de Monsieur le Premier Ministre, à ouvrir un dialogue national sur le nouvel organe électoral. À ce sujet, un courrier commun portant cette demande a été déposé à la Primature le Lundi 12 octobre 2026.

Par cette démarche, nous voulons rechercher un accord sur les conditions d’organisation d’élections transparentes et apaisées, dont les résultats reflètent fidèlement la volonté du peuple ivoirien. C’est le sens de notre appel à l’opinion nationale et internationale.

À deux reprises, les partis et groupements politiques de l’opposition ont répondu favorablement à l’invitation du Gouvernement concernant le nouvel organe électoral et ont honoré les rendez-vous fixés. Dans ce même esprit d’ouverture, ils attendent désormais du Gouvernement qu’il examine favorablement leur demande de dialogue national.

Notre pays a trop souffert des contestations et des crises électorales. Les défaillances de l’ancienne Commission électorale indépendante, son impartialité contestée et son incapacité à établir une confiance partagée, ont contribué à ces crises. Sa disparition doit ouvrir une réforme de fond, capable d’empêcher la reproduction des mêmes difficultés.

La crédibilité du futur dispositif dépendra de garanties concrètes, à savoir, des responsables compétents et indépendants, une désignation transparente et consensuelle de ses dirigeants, une autonomie effective à l’égard du pouvoir politique et un contrôle impartial de l’ensemble du processus.

Elle dépendra aussi d’une liste électorale fiable, soumise à un audit indépendant et régulièrement actualisée, afin que les citoyens remplissant les conditions requises, notamment les nouveaux majeurs, puissent s’inscrire. Chaque électeur doit pouvoir voter librement et avoir l’assurance que son suffrage sera correctement compté.

Nous demandons une traçabilité complète des opérations, l’accès aux procès-verbaux et la publication des résultats détaillés, bureau de vote par bureau de vote. Des recours effectifs et impartiaux doivent permettre de résoudre les différends par les voies institutionnelles. La transparence doit rendre les résultats vérifiables et réduire les motifs de contestation.

Ces garanties doivent être discutées ensemble. Une présentation par le gouvernement, de décisions déjà arrêtées sans concertations avec l’opposition, ne répondrait pas à notre demande. Nous souhaitons un dialogue dans lequel les propositions puissent être examinées, les désaccords traités et un accord écrit obtenu, avant la finalisation et l’adoption des textes.

Ce dialogue national doit associer le Gouvernement, les partis de la majorité et de l’opposition ainsi que les organisations de la société civile concernées choisis de manière consensuelle. La confiance électorale engage toute la nation. Elle exige une méthode inclusive et un calendrier précis.

Les partis de l’opposition sont unis autour de cette exigence. Nous sommes prêts à présenter nos propositions, à écouter celles des autres participants et à travailler de bonne foi, à une solution qui protège le libre choix des citoyens.

Nous appelons le Gouvernement à répondre favorablement à cette invitation et à proposer rapidement une rencontre préparatoire. Prévenir une crise électorale commence par l’établissement de règles crédibles, avant le scrutin.

Nous invitons les Ivoiriennes et les Ivoiriens à soutenir cette démarche pacifique. Nous appelons également les partenaires régionaux et internationaux de la Côte d’Ivoire à encourager ce dialogue, dans le respect de la souveraineté de notre pays.

Notre engagement est clair : défendre le suffrage, rechercher le consensus et préserver la paix. Le peuple ivoirien doit pouvoir choisir ses dirigeants dans les urnes, avec la certitude que son choix sera respecté.

Nous vous remercions.

Pour les partis et groupements politiques de l’opposition signataires