Accueil A la une Négociations AES-CEDEAO: les ministres des Affaires étrangères de la Confédération «sereins»

Négociations AES-CEDEAO: les ministres des Affaires étrangères de la Confédération «sereins»

0
Photo de famille

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel partent «sereins» à Dakar dans le cadre des négociations en vue entre l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). C’est ce qui est ressorti, ce vendredi 16 octobre 2026, à l’issue de la réunion des chefs de la diplomatie des pays de l’AES débutée le mercredi à Ouagadougou.

Depuis le mercredi 14 octobre 2026, la capitale burkinabè a accueilli des techniciens et experts à l’occasion de la Réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des Etats du Sahels (AES) en vue des négociations entre la Confédération et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Ce vendredi 16 octobre, les ministres des Départements des Affaires étrangères de l’AES, ont ouvert officiellement, la réunion, visant à harmoniser leur position, lors d’une cérémonie. Pour le comité ministériel de pilotage de la Confédération des Etats du Sahel, l’étape de Ouagadougou est décisive car elle vise à consolider les positions communes et préparer les prochaines négociations.

«Après l’étape de Niamey, nous avons accueilli la délégation de la CEDEAO à Bamako le 25 mai 2025 pour échanger sur les perspectives futures de coopération entre les deux entités. La rencontre a permis d’aboutir à un consensus qui était d’observer un statu quo sur tout ce qui est acquis positifs dans l’espace CEDEAO et qui porte sur tout ce qui est acquis positif dans l’ex-espace CEDEAO qui porte sur les questions de libre circulations et bien d’autres», a déclaré le président de la séance, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

Une vue de la délégation malienne

Pour lui, la rencontre de Ouagadougou est une rencontre pour poursuivre les discussions et voir quelles nouvelles bases juridiques les deux institutions peuvent construire ensemble pour permettre à leurs populations de continuer leurs activités et de profiter des bénéfices qu’ils ont réalisés ensemble dans le passé. A cet effet, les techniciens et experts ont proposé un draft d’accord cadre qui ressort de manière simplifiée les secteurs prioritaires qui feront l’objet de discussions.

Les discussions entre l’AES et la CEDEAO se feront «naturellement dans un esprit d’ouverture, de consensus mais également dans un esprit de responsabilité» de la part des membres de la Confédération, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale de la République du Mali, Abdoulaye Diop. Cette responsabilité, selon M. Diop, est en reconnaissance d’une réalité géographique «qui n’a jamais été niée» de leur part «d’appartenir à un même espace et aussi de reconnaitre les liens forts qui ont toujours existés entre l’ensemble des peuples et des pays de cet espace». Il souligne que les futures négociations avec la CEDEAO vise à «trouver un réceptacle juridique qui puisse consigner la façon de travailler entre entités».

Une vue de la délégation nigérienne

«La CEDEAO, nous l’avons bâtie ensemble. Nos pays (Niger, Mali et Burkina Faso) font partie des membres fondateurs. Il y a un acquis, un actif qui est là et il est tout à fait légitime que nos pays s’assument», a rappelé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Yaou Sangaré Bakary. «Nous partons à Dakar sereins. Nous partons à Dakar pour faire en sorte que les deux entités cohabitent et que cette cohabitation, soit une valeur ajoutée pour les deux organisations», a-t-il renforcé.

En prélude aux négociations CEDEAO-AES, les membres de la Task force réunissant les experts du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont, au cours d’une réunion préparatoire, identifier les axes et questions prioritaires consacrant la position des pays membres de l’AES lors des négociations. La rencontre de ce jour permettra aux trois ministres et leurs proches collaborateurs d’examiner les conclusions de leurs travaux qui serviront de boussole aux négociations avec la Communauté économique.

Par Bernard BOUGOUM