
À l’occasion de la première édition de Aïobi Forward, organisée le jeudi 22 octobre 2026 au Centre culturel du Faso, à Ouagadougou, Aïobi, la première DeepTech d’Afrique de l’Ouest spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée aux entreprises, a présenté «Kuma», une application de communication intégrée à son espace de travail numérique Aïobi Workspace. Conçue au Burkina Faso, cette innovation ambitionne de répondre aux besoins des particuliers et des entreprises africaines, avec un accent particulier sur la protection des données personnelles et confidentielles, hébergées sur des infrastructures situées au Burkina Faso.
Le numérique africain tient-il les moyens de ses ambitions en matière de souveraineté technologique? Un domaine où Aïobi entend apporter sa contribution pour l’atteinte des ambitions. Le jeudi 22 octobre 2026, au Centre culturel du Faso, à Ouagadougou, la première édition de Aïobi Forward a servi de tribune à cette entreprise technologique pour dresser le bilan de l’année écoulée dans le secteur du numérique africain et présenter ses innovations, conçues au Burkina Faso.

Au cœur de cette rencontre, «Kuma», une application de communication développée dans le cadre de Aïobi Workspace. Présenté par Bowendsom Thibaud Nikiema, CEO de Aïobi, le produit tire son nom d’un terme qui renvoie à l’idée de «parler avec» ou de «discuter avec». Son ambition est de proposer un outil de communication adapté aux usages des particuliers et aux exigences organisationnelles des entreprises.
Une application pensée pour les usages personnels et professionnels
L’application intègre plusieurs fonctionnalités destinées à faciliter les échanges et la collaboration. Elle propose notamment un espace personnel pour communiquer avec ses proches, un espace professionnel pour les collègues, des groupes organisés par filiale, département ou équipe, ainsi que des espaces d’échange avec d’autres organisations.

À travers cette architecture, «Kuma» entend réunir, dans un même environnement, les communications personnelles et professionnelles, à l’image de WhatsApp, largement utilisé à travers le monde. Mais Aïobi mise sur un élément distinctif: la localisation des données et leur protection au sein d’infrastructures nationales.
Pour le CEO de Aïobi, Bowendsom Thibaud Nikiema, l’enjeu dépasse la simple mise à disposition d’une application de messagerie. Il s’agit de proposer aux utilisateurs africains une solution conçue pour leurs besoins, tout en accordant une place centrale à la confidentialité des échanges.

«Nous voulons offrir aux Africains un outil de communication qui répond à leurs réalités, aussi bien dans leur vie personnelle que dans leur environnement professionnel. Avec Kuma, nous réunissons les échanges avec les proches, la collaboration entre collègues et les interactions entre organisations dans un même espace numérique, tout en plaçant la protection des données personnelles et confidentielles au cœur de notre démarche», a expliqué M. Nikiema.
La souveraineté des données comme argument central
Au-delà de ses fonctionnalités, «Kuma» porte une ambition stratégique qui est celle de contribuer à une plus grande maîtrise africaine des données numériques. Selon les informations présentées par Aïobi, les données de ses produits sont hébergées sur ses propres infrastructures en territoire burkinabè. L’entreprise met ainsi en avant la maîtrise de l’hébergement comme un levier de protection des informations personnelles et professionnelles.

Cette orientation intervient dans un contexte où la sécurité des données et la dépendance aux solutions numériques étrangères constituent des enjeux majeurs pour les entreprises, les administrations et les particuliers du continent. Pour Aïobi, le développement de solutions locales doit permettre de concilier innovation technologique, efficacité des échanges et respect de la confidentialité.

«Notre ambition est de contribuer à une révolution numérique africaine dans laquelle les utilisateurs ne sont pas seulement consommateurs de technologies conçues ailleurs, mais peuvent aussi s’appuyer sur des solutions développées sur le continent et adaptées à leurs besoins. En hébergeant les données sur nos propres infrastructures au Burkina Faso, nous affirmons notre volonté de renforcer leur maîtrise et de mieux préserver leur caractère personnel et confidentiel», a déclaré le CEO de Aïobi, Bowendsom Thibaud Nikiema.

M. Nikiema a également invité les populations burkinabè et africaines à s’approprier les solutions développées par Aïobi, présentées comme une contribution à la dynamique de transformation numérique souhaitée par les autorités burkinabè.
Une ambition qui dépasse les frontières du Burkina Faso
Fondée en 2025 et adossée au groupe BURVAL Corporate / BBS Holding, Aïobi se présente comme la première DeepTech d’Afrique de l’Ouest spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée aux entreprises. L’entreprise a été officiellement lancée le 20 août 2025 à Ouagadougou, sous la direction de Bowendsom Thibaud Nikiema, expert en intelligence artificielle.

Selon les informations communiquées par l’entreprise, ses solutions sont déjà utilisées dans dix pays africains, tandis que son siège demeure établi dans la capitale burkinabè. Cette présence régionale témoigne de sa volonté de développer des outils numériques au-delà de son marché d’origine.
La présentation de «Kuma» marque ainsi une nouvelle étape dans le développement de Aïobi Workspace et dans la stratégie de diversification de l’entreprise. D’autres innovations sont annoncées pour enrichir son offre et consolider son positionnement dans l’écosystème technologique africain.

En misant sur des outils conçus au Burkina Faso et sur la maîtrise de l’hébergement des données, Aïobi entend faire de l’innovation locale un levier de souveraineté numérique.
Reste désormais à convaincre davantage d’utilisateurs et d’organisations d’adopter ces solutions et à démontrer, dans la pratique, leur capacité à conjuguer simplicité d’usage, sécurité et confidentialité.
Par Valentin SOMANDE
Des images de la cérémonie






































