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Ouagadougou: au moins 1 000 personnes rendent hommage aux victimes des fusillades du 15 janvier 2016

Hommage aux victimes du 15 janvier 2016

Vêtues en majorité de blanc, au moins 1 000 personnes dont le chef de l’Etat burkinabè Roch Kaboré, des membres du gouvernement et des familles des victimes des fusillades du 15 janvier 2016 au restaurant Cappuccino, Splendid Hôtel et le Maquis Taxi Brousse au centre-ville de Ouagadougou, ont rendu hommage aux disparus, un an après l’attaque.

Réunis au rond point des Nations Unies (Centre), autorités, amis et familles des victimes ont effectué une marche silencieuse sur l’avenue Kwame N’Krhuma jusqu’au site de l’ »attaque terroriste » ayant fait 30 morts et une soixantaine de blessés, long d’au moins un demi de kilomètre. Une marche ponctuée d’ »émotion » rappelant ces « événements douloureux » qui ont paralysé la ville de Ouagadougou les 15 et 16 janvier 2016.

Cette cérémonie au cours de laquelle le président Kaboré a déposé des gerbes de fleurs en hommage aux victimes, accompagné d’une sonnerie aux morts, s’est tenue sous un dispositif sécuritaire impressionnant composé d’éléments de la défense et la sécurité postés dans des coins stratégiques autour des lieux de l’événement. Elle a vu, également, la participation de plus de 200 élèves policiers habillés de survêtements de couleur violet assorti de noire.

« C’est le lieu d’exprimer ma gratitude et celle du gouvernement aux responsables de toutes les communautés religieuses et coutumières qui ont prié pour le repos des âmes des défunts ainsi que pour la paix au Burkina Faso », a affirmé Roch Kaboré dans son boubou blanc.

Un vide ressenti par les parents des victimes

Stèle en hommage aux victimes du 15 janvier 2016
Stèle en hommage aux victimes du 15 janvier 2016

Un an après, des parents des victimes se posent « toujours des questions sur le plan judiciaire », selon Pascal Lankoandé porte-parole des familles des victimes, pour qui il « est dommage que nous ayons attendu une année pour avoir un mot (sur l’attaque) de la partie judiciaire ».

Voix nouée, M. Lankoandé confie qu’ils ressentent toujours « un vide qu’(ils) n’arrivent pas à combler ».

Pour lui, « s’aurait été un accident, une maladie ou une autre cause, oui, mais quand ça arrive dans ces conditions (« actes terroristes »), les parents des victimes se posent des questions » notamment sur le plan « judiciaire ».

Au cours de la semaine le parquet en charge du dossier affirmait que trois personnes ont été mises aux arrêts dans le cadre de l’enquête sur l’attaque du 15 janvier 2016.

La cérémonie dédiée aux victimes de l’ »attaque terroriste », a été l’occasion de dévoiler une stèle érigée à la mémoire des disparus, où il est écrit à la suite des noms des personnes décédées, « Nous ne vous oublierons jamais ».

Lutte contre le « terrorisme », un combat de tous

Le Splendid Hôtel après l'attentat
Le Splendid Hôtel après l’attentat

Le chef de l’Etat Roch Kaboré qui souhaite venir à bout des « attaques terroristes, le grand banditisme et la criminalité transfrontalière », qu’il dit être « un combat de tous les peuples et de tous les Burkinabè », a appelé « à une plus grande collaboration entre la population et les Forces de défense et de sécurité pour lutter conséquemment contre ces ennemies de la démocratie et du développement ».

Egalement il a appelé « à une plus large coalition internationale contre ces maux pour un monde plus sûr, solidaire et prospère ».

« Ce n’est qu’à ce prix que nous viendrons à bout de ce fléau qui hypothèque la paix et le développement de nos Etats », a-t-il conclu.

Mohamed ZOUNGRANA

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