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Afrique: «La Tragédie de l’entourage présidentiel»

La tragédie de l'entourage présidentiel, Boureima J. Sigué, Editions Le Pays, 2022

La tragédie de l’entourage présidentiel est le dernier livre de Boureima Jérémie Sigué, journaliste de formation et carrière. Dans cet essai publié en mars 2022 aux Éditions «Le Pays», le fondateur de ce groupe de presse s’intéresse à des classes de conseillers et de lèche bottes qui se font place autour de la personne du président en Afrique tout en interpellant la clairvoyance du citoyen, l’unique pourvoyeur du pouvoir public.  

«L’homme était bon, propre et heureux, préexistant même à la notion de solidarité. Il était naturel dans le bien. La communauté était l’épicentre de la vie», écrit l’auteur Sigué comme s’il avait du mal, jusque là, à se défaire d’une période dont il est resté nostalgique. «Puis, vint la propriété, … matrice et l’origine des inégalités entre les Hommes» poursuit-il dans Le Syndrome d’Hubris (un pouvoir qui produit, du jour au jour, sa propre perte), un des deux chapitres de la première partie de l’ouvrage. Dès lors, l’homme a été un loup pour l’homme pour ne pas citer le philosophe anglais Thomas Hobbes.

En effet, «La tragédie de l’entourage présidentiel» est un livre de recherche et est composé de trois grandes parties dont chacune comprend au moins deux chapitres.

«Le pouvoir est la porte d’entrée dans le royaume de l’inconnu. Le tout, c’est de savoir, à temps, lire les signes et d’en sortir non pas en lambeaux mais avec toute son intégrité physique et morale, avec le sentiment d’avoir été utile pour la cité», a évangélisé le journaliste-fondateur des Editions Le Pays.  Ainsi, l’’essayiste a opposé des ex-régimes africains dont celui de Ben Ali (Tunisie), de Blaise Compaoré (Burkina Faso), de Ibrahim Boubacar Keita (Mali) et celui de Alpha Condé (Guinée), peu vertueux, à des régimes de bonnes gouvernances dont celui du Rwandais, Paul Kagamé.

Dans un monde à forte émergence d’idéologies politiques et à des intérêts  multiples, «L’Afrique a besoin de se réapproprier la glasnost (transparence) et la  perestroïka (restructuration) de l’époque de l’Union Soviétique», écrit l’auteur dans le chapitre Courtisans de la deuxième partie de l’essai.

Au Burkina Faso (ex Haute-Volta) «l’histoire retiendra que de 1960 à nos jours, de Maurice Yaméogo à Roch Marc Christian Kaboré, ils (les présidents) ont été chassés du pouvoir soit par la rue, soit par l’Armée. (…) Un tableau qui donne le tournis. Au cœur de cette dramaturgie: le magnétisme du pouvoir, la gouvernance et, dans une mesure qui n’est pas moindre, l’entourage», a déploré le journaliste Sigué, qui a fini par interpeller la jeunesses, tant au plan national que continental,  à relever les défis de gouvernance dans les palais présidentiels africains.

Outre cet ouvrage de 138 pages, Boureima Jérémie Sigué est également auteur de quatre autres essais que sont, entre autres, «Faut-il désespérer de l’Afrique?», «La faillite morale du chef d’État africain» ou encore «Qu’as-tu fait de ton beau pays?».

Par Lassané SAWADOGO (Stagiaire) 

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