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Attaque poudrière de Yimdi au Burkina: le sergent-chef Aly Sanou condamné à 17 ans de prison

Façade du bâtiment de la justice militaire à Ouagadougou

Le sergent-chef Aly Sanou considéré comme le cerveau de l’attaque de la poudrière de Yimdi (sortie Ouest de Ouagadougou), dans la nuit du 21 au 22 janvier 2016, a été condamné à 17 ans d’emprisonnement, selon le verdict du tribunal, jeudi 6 avril 2017.

Accusé de complot militaire, vol aggravé, désertion en temps de paix, détention illégale d’armes et de munitions, violences et voies de faits sans ITT (Incapacité totale de travailler), le sergent-chef Sanou a écopé d’une peine d’emprisonnement de 17 ans.

Lors de l’interrogatoire, il a reconnu avoir attaqué le dépôt d’armes de Yimdi et avait plaidé l’acquittement pour ses camarades qu’il a entraînés dans cette affaire.

La même peine a été servie au sergent Ollo Stanislas Silvère Poda qui lors de l’attaque a dirigé une équipe. Selon l’accusé à la barre, c’est son équipe qui a neutralisé la sentinelle.

Quant aux accusés, les soldats de première classe Bienvenu Ollé Kam, Boureima Zouré,  Hamado Zongo, Djimaldine Napon, Abou Ouattara, les soldats de deuxième classe Handi Yonli, Aboubakren Ould Hamed, Yssouf Traoré et Seydou Soulama, le sergent Salif Couldiaty, les caporaux Abdoul Nafion Nébié, Desmond Toé, Hamidou Drabo, ils ont été condamnés à dix ans d’emprisonnement.

Le tribunal a également condamné le sergent-chef Lahoko Mohamed Zerbo, le sergent-chef Roger Koussoubé et l’adjudant Kossè Ouekouri à trois mois de prison.

Le caporal Issaka Ouédraogo, accusé de détention illégale d’armes et de désertion à l’étranger en temps de paix a, quant à lui, écopé d’une peine d’emprisonnement de six mois avec sursis.

Sur les 21 accusés, deux ont été acquittés pour infractions non constituées. Il s’agit du civil Sabkou Yago et le soldat de première classe Salfo Kosporé qui étaient poursuivis respectivement de recel de malfaiteurs et de complicité de vol aggravé.

Le tribunal a aussi prononcé « la confiscation du scellé constitué de matériels militaires au bénéfice des Forces Armées Nationales du Burkina et du véhicule ayant servi au transport des armes volées et à la fuite des assaillants au profit du Trésor public » et condamne les accusés « aux dépens ».

Cette affaire est la deuxième qu’a jugée le tribunal militaire burkinabè, après le coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015. De décembre 2016 au 18 janvier 2017, le tribunal militaire avait procédé au jugement du dossier du caporal Madi Ouédraogo et 28 autres militaires de l’ex-RSP. Le caporal Ouédraogo et ses coaccusés étaient poursuivis pour avoir planifié une attaque contre la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), pour libérer des détenus du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015.

Daouda ZONGO

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