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Burkina: 12 détenus suspectés de terrorisme retrouvés mort dans leur cellule

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photo d'illustration

Douze détenus suspectés de terrorisme sont morts dans une cellule à Fada N’Gourma, selon le procureur du Faso, Judicaël Kadeba qui informe dans une note qu’une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur l’affaire.

« Le 12 mai 2020, j’ai été informé par le Commandant de Compagnie de la Gendarmerie de Fada N’Gourma de ce que vingt-cinq (25) personnes ont été interpellées dans la nuit du 11 au 12 mai 2020 par les Forces de défense et de sécurité à Tanwalbougou, village relevant de la commune de Fada N’Gourma, pour suspicion de faits de terrorisme », lit-on dans le communiqué du procureur du Faso qui poursuit que « malheureusement douze (12) d’entre elles ont trouvé la mort au cours de la même nuit dans les cellules où elles étaient détenues».

Le juge Judicaël Kadeba informe l’opinion publique qu’« une enquête a été ouverte et des Officiers de Police Judiciaire de la Brigade de Recherches de la Gendarmerie de Fada N’Gourma se sont déplacés sur les lieux pour les constatations d’usage en la matière, en compagnie des agents de santé ».

« Le procureur du Faso présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées », termine le texte.

Début, le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), demandait de la justice pour des cas similaires de prisonniers retrouvés morts dans leur cellule. C’était précisément le 2 mai 2020 que la section MBDHP du Kadiogo (Centre burkinabè) a appris avec une « profonde tristesse, le décès de Issouf Diallo, enseignant de profession, dans les locaux de la Brigade ville de gendarmerie de Nongr-Maasom, à Ouagadougou », dans une déclaration.

« Ce énième drame survient moins d’une année après de nombreux autres intervenus dans des locaux de la police judiciaire, à Ouagadougou, et qui sont restés jusque-là non élucidés. L’on a encore en mémoire, la mort de onze (11) personnes dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019, dans les locaux de l’unité Anti-Drogue de la police nationale », soutenait le MBDHP dans sa note.

Par Bernard BOUGOUM

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