Accueil A la une Burkina: deux soldats tombés, une dizaine de terroristes neutralisés (Armée)

Burkina: deux soldats tombés, une dizaine de terroristes neutralisés (Armée)

Les Forces de défense et de sécurité peinent à sécuriser les populations civiles (Ph. d'illustration)

L’Etat-major général de l’Armée burkinabè informe, dans un communiqué daté du lundi 12 septembre 2022, d’une «attaque complexe» contre le détachement militaire de Déou, dans l’Oudalan, région du Sahel survenue plus tôt dans la matinée. Selon cette note, le bilan s’élève à une dizaine de terroristes neutralisés, de l’armement et des motos récupérés. Dans les rangs des soldats, on enregistre deux morts et une dizaine de blessés.

«Les éléments du détachement ont farouchement fait face aux assaillants qui ont tenté de s’infiltrer dans leur dispositif de sécurisation», indique l’Etat-major général de l’Armée burkinabè, qui informe d’une attaque menée au petit matin du lundi 12 septembre 2022 contre le détachement militaire de Déou, une localité située à 76 km de la ville de Gorom-Gorom, dans la région du Sahel.

Le bilan provisoire établi par l’Armée fait état d’une «dizaine de terroristes neutralisés, de l’armement et des motos récupérés».

Par ailleurs, l’on note deux morts dans les rangs des militaires et une dizaine de blessés.

L’Etat-major rassure que «des renforts sont actuellement déployés dans la zone pour des opérations de sécurisation avec des actions de riposte qui sont également en cours».

La situation sécuritaire au Burkina Faso est préoccupante avec des localités sous emprise terroriste. C’est le cas par exemple de la ville de Solenzo, chef-lieu de la province des Banwa dans la région de la Boucle du Mouhoun. Cette localité a fait l’objet, ces derniers jours, de multiples incursions d’hommes armés.

Selon les dernières informations, le Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de cette ville a fermé ses portes, le samedi 10 septembre 2022, pour cause d’insécurité. Les derniers infirmiers de ce centre de santé, selon l’AIB, ont plié bagages, le lendemain dimanche 11 septembre, laissant derrière eux une population désespérée et sans lieu où se rendre pour des soins.

C’est dans ce contexte de crise sécuritaire que le chef de l’Etat burkinabè, le lieutenant-colonel Pau-Henri Damiba multiplie les échanges avec ses homologues de la sous-région.

En effet, après le Malien Assimi Goïta, puis l’Ivoirien Alassane Ouattara, le président du Faso s’est entretenu, dimanche 11 septembre, avec le Nigérien Mohamed Bazoum, afin de trouver des stratégies communes pour endiguer le fléau terroriste qui endeuille les populations de ces différents pays.

Par Siaka CISSE (Stagiaire)

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