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Burkina: «Il faut bannir la fraude électorale» (Simon Compaoré)

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Le président de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), Simon Compaoré, par ailleurs président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), a soutenu ce jeudi 25 juillet 2019, face à la presse à Ouagadougou, qu’il faut travailler à «bannir la fraude électorale» au Burkina car cela «n’est pas bon».

«Il ne faut pas chercher des problèmes. Il y en a déjà, il faut chercher à les minimiser», a laissé entendre l’ex-ministre en charge de la Sécurité intérieure en parlant des élections à venir auxquelles devraientt prendre part les Burkinabè de l’étranger.

Pour lui, si la majorité présidentielle rejette l’utilisation de la carte consulaire comme une pièce de votation, c’est dans le but de «minimiser les problèmes» liés aux élections.

«Nous voulons que les élections soient propres et comme c’est la première fois que nous expérimentons le vote des Burkinabè de l’étranger, l’occasion est belle de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette expérience connaisse une suite heureuse et qu’il y ait moins de contestations», a-t-il affirmé, notant qu’ «il est bon, étant donné qu’il y a une diversité de situation, de s’en tenir à ce qui constitue plus, le dénominateur commun qui est la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) ou le passeport» comme pièces de votation.

Selon M. Compaoré, c’est «dès maintenant (qu’)il faut travailler à faire de l’anticipation pour minimiser les difficultés qui peuvent se présenter (et) la façon la plus élégante de le faire c’est de donner la confiance à tous ceux qui vont prendre part à ces élections et de s’en tenir à un document qui est établi par le Burkina Faso et qui ne peut pas faire l’objet de débat de fiabilité».

Beaucoup de documents ont été expérimentés au Burkina dans le cadre des élections avant d’être écartés. Il s’agit entre autres des actes de naissance, la carte de famille, livré de baptême. «Certains se sont plaint du fait qu’on a utilisé cette possibilité donnée pour faire ce qu’on appelle la fraude», a dit le président de l’APMP pour qui il faut travailler à bannir cela.

«La fraude dans une élection ce n’est pas bon. Comme on avance dans le temps, il faut avancer aussi dans la perfection», a poursuivi M. Compaoré qui a fait savoir que «si aujourd’hui on recommet les mêmes erreurs de il y a 15­-20 ans, dans l’organisation des élections, ça veut dire que soit on est de mauvaise foi ou on est des gens qui ne veulent pas aller dans la perfection».

Par Daouda ZONGO

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