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Burkina: « Il serait hasardeux de prendre encore le risque de laisser le MPSR seul gérer le pouvoir »

La junte militaire au pouvoir au Burkina a pour nouveau patron, le capitaine Ibrahim Traoré (premier à gauche)

Dans une note parvenue à la rédaction de Wakat Séra, un citoyen burkinabè, du nom de Frank Bationo, estime qu’ « il serait hasardeux de prendre encore le risque de laisser le MPSR seul gérer le pouvoir ».

Revenir sur la notion de « Peuple », qui est galvaudée et instrumentalisée par des manipulateurs. C’est qui finalement ce Peuple dont certains s’arrogent la légitimité? Certains vont même jusqu’à affirmer que le Peuple aurait fait son choix le 30 septembre dernier et que ce choix est le Capitaine Traoré.

Rappeler que l’Histoire du Burkina ne commence pas le 30 septembre 2022. Oui aux héros d’aujourd’hui mais faut-il pour autant oublier ceux d’hier ?

Le capitaine Traoré a fait un coup d’Etat salvateur face à une imposture, le Colonel Barry a déjoué plusieurs tentatives de coup d’Etat pour sauver la Transition de 2014-2015 et subséquemment le pays.

Rappelez-vous les nombreux sacrifices que ce patriote a consentis, sans lesquels le processus de Transition n’aurait pas atteint les principaux objectifs qu’il s’était fixé. Cela a été reconnu du reste unanimement à l’époque.

Ainsi, il s’agit à la fois d’un devoir de mémoire, d’une réparation a posteriori, et d’un retour d’ascenseur mérité du peuple à un digne fils que des politiciens médiocres ont brimé, marginalisé, réduit au silence depuis près de 7 ans et tenté de casser la carrière, malgré ce qu’il aurait pu apporter au pays dans ces moments difficiles.

Faire le constat d’une volonté des jeunes officiers de contrôler seuls le présent et le futur de l’Armée et du pays sans les anciens, par égoïsme et orgueil surdimensionnés et surtout sur instigation de politiciens atteints par une ménopause avancée. C’est une erreur, car même si le renouvellement de la classe politique est un impératif dialectique, il faut nécessairement une jonction entre les générations pour que cela se fasse sans heurts.

Il serait hasardeux de prendre encore le risque de laisser le MPSR seul gérer le pouvoir, d’une part au regard de la mal gouvernance qui a caractérisé le régime de Damiba, d’autre part à cause des tentatives ubuesques d’arrimage et de clonage entre MPSR 1 et 2.

Conclusion, le peuple Burkinabè n’est ni amnésique ni ingrat. C’est pourquoi il choisira le Col Barry et le Capitaine Traoré, afin que dans un tandem fécond les défis de la reconquête et de la sécurisation du territoire, ainsi que de la réconciliation des Burkinabè soient relevés.

Le Colonel Barry a déjà la solution de la reconquête et de la sécurisation du territoire, à travers une approche qui ne demande qu’à être mise en œuvre.

Il appartiendra aux aînés, à l’élite, aux forces morales, et donc à l’ensemble des forces vives, dont le rôle est d’aider une société, une Nation, à faire les meilleurs choix, y compris et surtout dans les moments les plus critiques de s’assumer devant l’histoire. « Chaque génération doit, dans une relative opacité, affronter sa mission : la remplir ou la trahir » disait Frantz Fanon.

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