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Burkina: la Police démantèle un réseau de cybercriminels

Les cyber-criminels appréhendés par la BCLCC

La Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) de la Police burkinabè a démantelé un réseau de cybercriminels. Au nombre de quatre, ces cybercriminels, des élèves et étudiant dont l’âge varie entre 17 et 21 ans, ont été présentés, ce vendredi 18 septembre 2020, à la presse à Ouagadougou.

Selon le commissaire Bantida Samire Yoni, commandant de la BCLCC et ses hommes, ce groupe de cybercriminels mis aux arrêts, est composé de trois élèves et d’un étudiant en première année de Transport Logistique, tous résidents à Saaba, un quartier situé à la périphérie Est de Ouagadougou.

Dans le cadre de ses missions de lutte contre les infractions en matière d’informatique et aux moyens des technologies de l’information, la Brigade a ouvert une enquête, à la suite de plusieurs plaintes portées par des victimes de cyber escroquerie. Cette enquête a abouti à l’interpellation d’un réseau cyber escroc spécialisés dans l’arnaque en ligne.

Les conférenciers de la BCLCC dont le commandant Bantida Yoni au centre et Akim Nignan en costume

Le réseau de ces délinquants, qui, avec la bénédiction du contexte de la pandémie du Covid-19, où la population est amenée à réduire les déplacements et à favoriser les transactions en ligne, a été formé en 2020 dans la capitale burkinabè. Ces cyber-escrocs pour appâter leurs proies se faisaient passer pour de vendeurs de divers articles sur la toile à des prix imbattables sur le marché via précisément Facebook.

« En effet, ils collectent des photos d’articles de certains commerces ou des photos des personnes ayant un profil Facebook pour la création de faux profil (7) et de fausses pages (8) sur le réseau social. Les victimes envoyaient l’argent via un numéro de téléphone affilié au système de transfert. L’envoi d’argent est généralement suivi de l’envoi d’une photo de la Carte nationale d’identité (CNIB) des victimes », a expliqué le chef de la division de l’enquête, Akim Nignan, poursuivant que ces dits comptes étaient ouverts « grâce au CNIB égarées ou envoyés par des victimes ».

Le matériel d’opération des escrocs

Quand bien même les victimes remplissaient toutes les demandes de ces escrocs, « malheureusement, (ils) ne rentraient pas en possession de leurs articles », a indiqué M. Nignan qui a fait remarquer que ces bandits des nouvelles technologies ont escroqué plus de dix millions francs CFA.

L’enquête a permis de saisir « des CNIB, des cartes SIM, des reçus d’achat, des clés USB, des cartes VISA, un ordinateur portable et des portables », selon les conférenciers qui disent enregistrer toujours des plaintes.

A l’issue de la conférence de presse, les personnes interpellées seront immédiatement présentées au parquet pour les suites judiciaires qui seront données à cette affaire.

Une moto d’un million payé par les escrocs

Cette conférence est la première que la BCLCC tient depuis sa création en janvier 2020. Et, selon son premier responsable, Bantida Yoni, l’une de ses enquêtes portant sur un dossier à caractère confidentiel, une grosse affaire d’escroquerie dont le montant s’évaluerait à près 500 millions a été mené terme et les coupables ont même été déférés.

A ce jour, la Brigade a enregistré plus d’une centaine de plaintes qui continuent d’arriver, ont affirmé les conférenciers qui ont salué la collaboration des populations et des structures privées dont les services de téléphonie qui sont « assez disposées » à fournir des éléments d’information pour les investigations.

Par Bernard BOUGOUM

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