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Burkina: la stratégie du ministère du Commerce pour promouvoir le «Consommons local»

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Le présidium

Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA), a animé ce mardi 13 octobre 2020, une conférence de presse, pour présenter un plan stratégique 2019-2021, de promotion des produits de grande consommation « made in Burkina ».

En vue de promouvoir le « Consommons local », un plan qui vise à transformer au moins « 25% » de la production d’ici quelques années, le premier responsable du MCIA, Harouna Kaboré et ses collaborateurs, ont demandé à des acteurs du privé, œuvrant dans les domaines de la communication, de les accompagner. Il s’agit du club des marqueteurs du Burkina. Selon la politique du ministère du Commerce, à l’horizon 2021, les produits « made in Burkina » doivent être leaders sur le marché burkinabè et les produits doivent être appréciés pour leur qualité et leur contribution au développement socio-économique du pays.

Le ministre du Commerce, Harouna Kaboré (costume bleu), et Boureima Maïga, président du BMSMC

Cette dynamique de communication et de marketing qui se lance doit permettre d’« atteindre 50% de part de marché d’ici 2023 », a indiqué le ministre Harouna Kaboré qui a assuré au club des marqueteurs que son département travaillera à leur faciliter la tâche pour relever ce défi, afin que les produits puissent inonder les marchés à l’intérieur en quantité et en qualité.

Pour ce faire, Boureima Maïga, président du Burkina Marketing et Sales Managers Club (BMSMC), et ses collègues, doivent travailler à atteindre trois objectifs. En premier lieu, il s’agira pour les marqueteurs, de « mettre en place une société chargée de la distribution et marketing des produits made in Faso ». Ensuite, ils travailleront à « assurer la disponibilité, la visibilité et l’accessibilité des produits à travers l’amélioration de l’offre du produit (gamme logotype, packaging…) ». En troisième lieu, le BMSMC travaillera à « accroître la notoriété (des produits) à travers des campagnes de communications à 360 degrés ».

Selon les études menées par la direction générale du Commerce, le « Consommons local », prôné en pompe par le père de la Révolution burkinabè, Thomas Sankara, fait face à plusieurs difficultés. Entre autres, on peut citer « l’Absence de démarche commerciale, la faiblesse de capacité d’approvisionnement, l’absence de prospection commerciale, les questions de qualité, les questions d’infrastructures qualité, l’absence de rigueur dans la réglementation, les questions de la maîtrise des prix et la domination du secteur informel ».

« On a d’abord constaté que dans la quasi-totalité des entreprises, il y a le marketing qui intervient en amont et en aval. Depuis tout ce qu’il y a comme recherches, prévisions, jusqu’à la vente en passant par l’opérationnalisation de ce qui a été arrêté comme stratégie », a affirmé Boureima Maïga, rappelant que cette stratégie est basée sur trois volets.

Une vue des participants à la conférence de presse

« En partant des études que nous avons menées par rapport à l’atteinte de ces trois objectifs (disponibilité, visibilité et accessibilité) des produits, il faut mettre impérativement en place une centrale d’achat et de distribution qui va regrouper quand même un bon nombre d’experts dans différents domaines parce que le marketing est assez vaste », a-t-il expliqué.

Par la suite, tous les acteurs sur la chaîne, doivent travailler à l’enrichissement de gamme. « On n’a pas ces formats qui nous permettent de pénétrer les foyers », a déploré M. Maïga qui veut, au niveau du troisième volet, « s’appuyer sur le made in Faso pour activer la fibre patriotique car le marché est d’abord celui du Burkina ».

Pour Boureima Maïga, « le marché du Burkina est très compétitif » et a besoin de la mise en œuvre des solutions soulignées lors de cette communication pour un essor des produits made in Burkina.

Par Bernard BOUGOUM

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