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Burkina: le Mouvement agir ensemble se dit «solidaire» avec Djibrill Bassolé

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Boubacar Diallo, président du Mouvement agir ensemble pour le Burkina Faso

Le Mouvement Agir Ensemble pour le Burkina Faso s’est dit «solidaire» avec le général Djibrill Bassolé dont la santé se détériore de jour en jour. Face à la presse ce mardi 21 janvier 2020, ce parti politique d’opposition a souhaité que des dispositions soient prises pour permettre à l’ex-ministre des Affaires étrangères de se soigner convenablement.

Le parti de l’ex-Premier ministre Kadré Désiré Ouédraogo, candidat déclaré à la présidentielle de 2020, qui a donné son avis, au cours de la conférence de presse, sur le cas de l’unique général de gendarmerie au Burkina, qui après avoir subi une opération, réclame d’aller à l’extérieur pour des «soins appropriés complémentaires».

«Nous prenons le cas de Djibrill Bassolé en dehors des considérations politiques. Il faut le considéré comme tout autre Burkinabè», a affirmé Boubacar Diallo, président du Mouvement agir ensemble. «Tout Burkinabè a le droit à la protection de l’Etat. « De ce point de vue si les différentes procédures peuvent être mises en marche pour pouvoir lui (Djibrill Bassolé) trouver une infrastructure sociale à même de pouvoir le soigner davantage et qu’il recouvre sa pleine santé, nous nous sommes solidaires », a-t-il avancé.

La très sociale, une des questions majeures du moment, a été aussi abordée. Pour le mouvement Agir ensemble pour le Burkina Faso, «le pouvoir est responsable de ce dialogue de sourd car c’est à lui de créer le climat de confiance indispensable pour une négociation sérieuse de cette très sociale qui apparait comme une nécessité absolue».

Ce parti affirme que pendant que les autorités demandent aux «travailleurs des sacrifices, le pouvoir laisse exploser la dépense publique et les budgets des institutions critiqués tout en se montrant laxiste face à certains maux répréhensibles, pour ne pas dire plus dans l’obligation de bonne gestion des deniers publics».

Les responsables du parti de Kadré Désiré Ouédraogo disent qu’ «il n’y a pas de relation particulière» entre leur formation politique et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). En réaction à ceux qui disent que ce parti a été créé par le parti au pouvoir pour casser le CDP, ex-majorité destituée du pouvoir fin octobre 2014, les conférenciers diront que «c’est une vue de l’esprit de dire qu’on instrumentalise le mouvement Agir contre le CDP. Nous notre objectif c’est la candidature de Kadré Désiré Ouédraogo pour la présidentielle de 2020», a réagi Boubacar Diallo.

Par Bernard BOUGOUM