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Burkina: les promoteurs d’écoles non conformes demandent «l’accompagnement» du gouvernement

Les porte-paroles des promoteurs des écoles non conformes

La coordination des promoteurs des écoles privées dites « non reconnues » ont animé ce jeudi 22 août 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse, sur la décision prise par le ministère en charge de l’Education et de l’Enseignement secondaire de fermer les établissements non conformes. Les conférenciers après avoir fait un point sur la mesure et ses implications, ont soumis des recommandations et requêtes en vue de demander « l’accompagnement » du gouvernement.

La demande d’éducation au Burkina Faso est importante et ses déterminants sont nombreux, ont déclaré les animateurs de la conférence de presse. Aussi, selon eux, malgré les efforts financiers consentis par l’Etat, l’offre scolaire reste en deçà de la demande compte tenu du rythme d’accroissement rapide de la population scolarisable. En tant que promoteurs d’écoles privées, et dans la poursuite de leur engagement à accompagner l’Etat burkinabè dans le domaine de l’offre éducative, la coordination salue la démarche de l’Etat qui vise à assainir le milieu de l’enseignement privé dans l’intérêt général.

Des échanges que la coordination avec les techniciens du ministère, il ressort que qu’on reproche un certain nombre de manquements dont entre autres « le manque de documents officiels de création et d’ouverture des établissements, le non-respect des superficies recommandées, la qualité des locaux et la mauvaise qualité du personnel enseignant et la baisse du niveau de l’enseignement », a déclaré le porte-parole des promoteurs d’écoles privées non reconnues, Jean-Théophile Kaboré.

Selon cette organisation créée seulement le 10 août dernier, soit deux jours après la publication des listes, il y a plus de « 1 246 écoles privées non conformes qui devraient fermer leurs portes cette année et jeter du même coup des milliers de travailleurs au chômage « ». A bien suivre M. Kaboré, cette mesure mettra au moins « 1 000 personnes » au chômage.

Comme autre souci qui est une des résultantes de la décision du ministère de l’Education nationale, les élèves et leurs parents seront confrontés à « l’inexistence d’écoles publiques dans la plupart des quartiers pour accueillir les élèves des différentes écoles à fermer, des effectifs pléthoriques dans les écoles privées et publiques sensées accueillir les élèves des écoles à fermer, l’augmentation du coût de la scolarité du fait de la fermeture des écoles, l’inefficacité des enseignants au regard de la pléthore d’élèves à sa seule charge et l’étouffement de entrepreneuriat privé ».

Ces promoteurs d’écoles disent ne pas comprendre qu’eux ayant refusé de travailler dans la clandestinité sont « démotivés », alors même que « certains établissements qui « exercent tranquillement sans aucune reconnaissance officielle ». Pour Jean-Théophile Kaboré, cela n’est ni plus ni moins que « du deux poids deux mesures ».

Ainsi, comme recommandations, ces promoteurs d’écoles non conformes sollicitent « l’assouplissement de la condition d’obtention des documents administratifs (autorisation de création et d’ouverture) au regard des superficies en vigueur, la mise en place d’un comité de surveillance de la qualité des activités pédagogiques desdites écoles en vue de sanctions et la proposition des effectifs à respecter selon les superficies.

En terme de requête au regard des éléments ci-dessus invoqués, la coordination souhaite que la « diffusion dans un bref délai d’un communiqué rectificatif de la levée de la mesure de fermetures de nos différents établissements scolaires, une décision favorable relative à une autorisation spéciale pour fonctionner dans l’attente de la régularisation de la situation des établissements en annexe du communiqué susmentionné ».

Par Bernard BOUGOUM

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