Accueil A la une Burkina: «L’insécurité … est un instrument de l’impérialisme, principalement français» (Elie Tarpaga)

Burkina: «L’insécurité … est un instrument de l’impérialisme, principalement français» (Elie Tarpaga)

Le président de la coordination des Comités de Défense et d’Approfondissement des acquis de l’Insurrection Populaire (CDAIP) de la ville de Ouagadougou, Elie Tarpaga a soutenu, ce mardi 17 août 2021 face à la presse, que «l’insécurité notamment les attaques terroristes» dont le peuple burkinabè «est victime … est un instrument de l’impérialisme, principalement français», et appelle à «intensifier la lutte pour le départ» des forces étrangères.

Le président de la coordination des Comités de Défense et d’Approfondissement des acquis de l’Insurrection Populaire (CDAIP) de la ville de Ouagadougou, Elie Tarpaga, et ses camarades de la CDAIP qui luttent pour la défense des acquis de l’insurrection au Burkina ont rencontré la presse, ce mardi 17 août 2021, pour exprimer leur souhait de voir les forces étrangères quitter le pays. Pour eux, elles sont la cause des différentes attaques sur le territoire.

«L’insécurité, notamment, les attaques terroristes dont (le) peuple est victime … est un instrument de l’impérialisme, principalement français», a fait savoir M. Tarpaga qui cite, aussi, «des forces politiques qui ont géré et qui gèrent toujours l’appareil d’Etat».

Cette organisation de la société civile née après l’insurrection d’octobre 2014, accuse également «la faillite de la gestion politique néocoloniale» du Burkina «par l’ensemble des forces politiques pro-impérialistes, dont la ligne de conduite est la défense des intérêts des multinationales impérialistes et de ceux des élites politiques qui dirigent (le) pays depuis les indépendances formelles de 1960 et de leurs alliés des milieux d’affaires», d’être à la base de l’insécurité.

Selon M. Tarpaga, «ce mode de gestion de classe et néocoloniale a produit la misère sociale (chômage de masse, faim, maladies, précarité, analphabétisme etc.), la dépravation des mœurs (corruption, enrichissement illicite, prédation des richesses nationales, esprit du gain facile, prostitution, drogue, etc.) et les injustices territoriales».

«Aussi, le mercenariat d’Etat développé depuis le début des années 1990 par le pouvoir du Capitaine Blaise Compaoré a donné lieu à des connexions avec divers groupes criminels et terroristes avec en toile de fond des enjeux économiques importants : trafics d’armes, de cigarettes, d’êtres humains, deals de libération d’otages, etc.», a poursuivi Elie Tarpaga de la CDAIP, soutenant que le peuple «est victime des conséquences de ce mode de gouvernance qui se poursuit toujours».

Par Daouda ZONGO

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