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Burkina: Me Ambroise Farama crée un parti néo-panafricaniste révolutionnaire

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Les premiers responsables de l'Organisation des Peuples Africains-Burkina Faso (OPA-BF), avec au milieu Me Farama

L’avocat, Me Ambroise Farama a présenté face à la presse ce mercredi 21 février à Ouagadougou, son nouveau parti, l’Organisation des Peuples au Burkina Faso (OPA-BF) dont la vision est de travailler à l’édification d’une société nouvelle, « débarrassée de l’injustice sociale et de la domination impérialiste ». Même si Ambroise Farama et ses camarades reconnaissent que leur nouvelle aspiration « peut paraître prétentieuse »,  ils estiment avoir le « devoir (d’)oser inventer notre avenir ».

L’ancien porte-parole de l’UNIR/Ps), l’Union pour la Renaissance des partis sankaristes, parti se réclamant de l’idéologie du père de la Révolution burkinabè, le capitaine Noël Isidore Thomas Sankara, Me Ambroise Farama, a estimé qu’aujourd’hui plus que jamais, la « Révolution » s’impose parce que des « gens ont confisqué le pouvoir dont ils se servent pour conduire la société vers son autodestruction, étant donné la décadence continue dans laquelle nous sommes installés ». « Sans la Révolution, nous sommes menacés dans notre survie même », s’est-il alarmé.

La révolution prônée par L’OPA se veut panafricaniste parce que son projet de société « est révolutionnaire en ce qu’il propose d’abolir les institutions burkinabè et africaines actuelles afin de mettre en place de nouvelles institutions différentes tant dans leur constitution que dans leur mode de fonctionnement », a poursuivi Me Farama qui explique que leur lutte vise à « faire table rase du passé néocolonial et de mettre en place un nouveau système, un système meilleur, au Burkina et en Afrique ».

« C’est le panafricanisme qui a ébranlé le colonialisme. C’est le néo-panafricanisme qui viendra à bout du néocolonialisme et de ses valets locaux », se sont dit convaincus les responsables de l’OPA qui affirment que leur formation politique est « un parti de l’avant-garde panafricaniste (qui) propose justement un projet Révolutionnaire fondé sur le néo-panafricanisme, avec pour objectif, la création des États-Unis d’Afrique dont le Burkina ne sera que l’un des États fédérés ».

Ils ont estimé qu’après la traite négrière, l’esclavage, la colonisation et la néo-colonisation, l’Afrique doit entrer dans une ère nouvelle, « l’ère de sa majorité politique ». La révolution des fondateurs de l’OPA-BF se propose de « bâtir une société de progrès et de justice sociale fondée sur les valeurs d’intégrité, de solidarité, de la culture africaine. Elle ne s’enferme dans aucune conception dogmatique, car aucune société ne peut assurer son progrès social sur le fondement de théories conçues par les autres et transplantées sans aucune adaptation. Ces théories seront considérées comme des outils à partir desquels nous construirons notre modèle », a précisé l’un de ses responsables Ambroise Farama qui a signifié que l’OPA-BF est un parti de l’opposition.

« Notre Révolution ne s’attaque pas à un parti, fût-il au pouvoir, encore moins à un président, mais à un système, dont ils ne sont que des outils au Burkina. Ils ne sont que la partie visible de l’iceberg. Ils ne sont que l’arbre de la médiocratie corrompue qui cache la forêt néocoloniale de la domination du Faso et de l’Afrique », a renchéri Ambroise Farama qui a rendu un vibrant hommage à feu Valère Somé, l’un des piliers de la révolution d’août 1983 dont il avait rédigé le Discours d’orientation politique (DOP), qui a constitué le programme de la révolution.

Il a souligné que M. Somé les a « inspirés dans cette vision ». « Il a nourri ce rêve de voir naître un jour, une Organisation des Peuples Africains. Aujourd’hui, ce rêve est une réalité après lui. Comme quoi, les idées ne meurent jamais et les révolutionnaires voient rarement l’aboutissement du fruit de leur combat », a-t-il conclu.

Par Mathias BAZIE

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