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Burkina: «Notre présence à la majorité a permis de faire avancer des dossiers emblématiques» (UNIR/PS)

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Les responsables de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) ont affirmé ce vendredi 25 septembre 2020, face à la presse, que la présence de leur parti à « la majorité (présidentielle) a permis de faire avancer beaucoup de dossiers emblématiques ». Le parti de Me Bénéwendé Stanislas Sankara, premier vice-président de l’Assemblée nationale, s’est réjoui d’avoir pu déposer la liste complète de ses titulaires et suppléants, soit 254 candidats, pour les législatives du 22 novembre prochain.

Autrefois parti leader de l’opposition politique burkinabè, l’UNIR/PS s’est rallié à la suite des élections de 2015, au Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, majorité). A la question de savoir si cela n’a pas affaibli le parti, ses responsables répondent par la négative. « Nous avons reçu à peu près 400 dossiers de candidatures pour ces élections (législatives), or, il nous fallait tout simplement 254. Ca veut dire que les gens ont compris même que nous constituons maintenant une force. Ca prouve également que nous sommes suffisamment bien implantés dans toutes les régions du Burkina », a réagi le secrétaire général de l’UNIR/PS, Dr Adama Derra.

La présence du parti de l’œuf « à la majorité a permis de faire avancer beaucoup de dossiers considérés par notre peuple comme emblématiques dont la résolution permettra d’amorcer ce que les gens appellent pompeusement la réconciliation nationale, et permettrait d’apaiser le climat politique », a renchéri Dr Derra.

« Non l’UNIR/PS n’a pas perdu son identité en allant au gouvernement du président Roch Marc Christian Kaboré. Au contraire, si vous avez remarqué nous avons gardé toujours notre discours, le même discours de la vérité. A travers notre président Bénéwendé Sankara, vous l’aurez compris que ce soit à l’Assemblée nationale ou sur toutes les questions, nous sommes restés nous-mêmes », a soutenu le député Halidou Sanfo, directeur national de campagne du parti de la mouvance. Pour lui, l’UNIR/PS qui compte plus sur « l’engagement de ses militants » va vendre le bilan que le parti a partagé avec le pouvoir.

Les conférenciers ont noté que leur parti a déposé 45 listes provinciales et la liste nationale. « La qualité des dossiers déposés a facilité le travail de l’équipe de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni qui a reçu les émissaires du parti, ce qui lui a permis de délivrer le récépissé vert qui matérialise le fait que tous les dossiers sont complets et ne comportent aucune irrégularité », a déclaré Halidou Sanfo qui a poursuivi que l’analyse  de ces listes fait ressortir l’âge du plus jeune candidat (22 ans) tandis que le plus âgé est de 68 ans, ce qui donne au plan statistique, un âge moyen de 45 ans.

L’UNIR/PS voudrait reconnaître « humblement qu’elle n’a pas été en mesure de respecter dans son intégralité la loi sur le quota genre, malgré les efforts fournis. La tâche s’est avérée ardue et complexe », a affirmé Halidou Sanfo qui a souligné que de même, la confection des dossiers a suscité quelques inquiétudes quant à la conformité des dossiers avec les dispositions du Code électoral ».

L’on compte selon les chiffres des conférenciers, « 91 femmes sur l’ensemble des listes, soit un ratio de 35,82%. De ce 91, 36 sont sur les listes des titulaires. On observe une liste composée uniquement de femmes et trois listes sans aucune femme. Dans la fiche remise aux journalistes, on note aussi dix listes provinciales conduites par des femmes et la proportion de jeunes, c’est-à-dire ayant un âge compris entre 21 et 25 ans.

Réagissant sur la question de l’ex-Premier ministre, Yacouba Isaac Zida dont le retour au pays en vue de prendre part au premier congrès extraordinaire de son parti, le Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS), est annulé, M. Sanfo dira qu’ils n’ont « pas de commentaire à faire. « Nous l’avons aussi appris comme tout le monde. Nous souhaitons que effectivement de par le dialogue, la concertation, tous les fils et filles du Burkina Faso, puisse contribuer en retournant au pays tranquillement pour pouvoir participer sereinement au développement du Burkina », a-t-il conclu.

Par Bernard BOUGOUM

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