Accueil Economie Burkina: «Si le secteur informel est organisé, l’insécurité va diminuer »

Burkina: «Si le secteur informel est organisé, l’insécurité va diminuer »

Photo de famille

Le président du Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF), Salifou Nikièma, a affirmé que « le secteur informel occupe 80% de l’économie burkinabè», à une prise de contact des acteurs économiques et leur ministère de tutelle que sont le ministère en charge du Commerce et celui en charge de la Jeunesse. Pour lui, une organisation de leur secteur contribuerait à lutter contre les attaques terroristes que connaît le pays depuis 2016.

Le ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes entreprises, Christophe Ilboudo et le ministre des Sports, de l’Autonomisation des Jeunes et de l’Emploi, Mathias Tankoano, ont rencontré les acteurs de l’économie informelle pour leur prise de contact, en vue de travailler à tirer le secteur vers le formel.

Au cours de la rencontre, le ministre en charge de l’Autonomisation des Jeunes, Mathias Tankoano, a demandé aux responsables de la CNEI-BF, s’ils pouvaient s’entendre pour se donner un autre rendez-vous afin qu’ils leur fassent le point exhaustif de leurs préoccupations au lieu de le faire séance tenante car ils ne s’étaient pas entendus pour ça. Il a expliqué que tant que le Premier ministre, Lassina Zerbo, n’a pas fait valider son Discours de Politique Générale qu’il prononcera le 7 janvier devant l’Assemblée nationale, eux ils ne sont pas en règle de porter déjà leurs doléances en tant que ministres.

Après cela, la presse a été priée de sortir pour que la rencontre se poursuive à huis clos entre les acteurs de l’économie informelle et leurs ministres de tutelle.

Au sortir de la rencontre, le ministre Ilboudo a signifié que lui et son collègue Mathias Tankoano sont venus transmettre un message du Gouvernement qui « soutient » le secteur et renouvelle « toute sa disponibilité à accompagner » ses acteurs dans « l’accomplissement de leur mission ». Il a relevé que les acteurs de l’économie informelle « jouent un rôle très important en matière de création d’emplois ».

Il a ensuite invité les membres du CNEI-BF à rester toujours mobilisés autour de leur faîtière. « Ils ont des préoccupations que nous pouvons résoudre ensemble autour d’une table », invitant ses partenaires à toujours privilégier le dialogue et à travailler en bonne intelligence avec les autres acteurs qui sont dans le milieu économique.

Le président du CNEI-BF, Salifou Nikièma, a déclaré que ses membres sont « très satisfaits » de cette prise de contact car cela montre qu’on leur accorde de l’importance mais aussi que les autorités vont travailler à tirer leur secteur vers le haut. « Cela est une considération et un signe fort à notre endroit », a appuyé M. Nikièma.

« Nous sommes engagés derrière eux pour les soutenir à travailler pour sortir le pays de là où il est. Aujourd’hui, le secteur informel compte 80% de l’économie burkinabè. Si ce secteur est organisé, vous allez voir que l’insécurité va diminuer », a-t-il adressé à l’endroit du Gouvernement, regrettant que les difficultés vécues dans leur domaine ont dû pousser certains de leurs « acteurs à balancer facilement dans le terrorisme ».

La CNEI a cinq branches d’activités, selon ces dirigeants qui évoquent le commerce, l’artisanat, les activités agro-sylvo-pastoral, la transformation et les services.

Par Bernard BOUGOUM

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