Accueil A la une Convocation Bassolma Bazié: « On est très confiant » (Me Prosper Farama)

Convocation Bassolma Bazié: « On est très confiant » (Me Prosper Farama)

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Me Prosper Farama en blanc et Bassolma Bazié, secrétaire général de la CGT-B, en veste noire

L’affaire dite de convocation, en Conseil de discipline, de Bassolma Bazié, secrétaire général de la Confédération générale du Travail du Burkina (CGT-B), a été reporté lundi prochain (21 septembre 2020) à 9H, selon Me Prosper Farama, avocat de M. Bazié, qui s’est dit « très confiant », au sortir d’une rencontre avec les autorités éducatives.

Le premier rendez-vous de l’affaire dite de « Convocation de Bassolma Bazié » a eu lieu ce jour dans la capitale burkinabè. La rencontre, annoncée dans la matinée par certains organes de presse comme reportée, s’est tenue dans la salle de réunion de la Direction de la Recherche en Education non formelle (ex-DRINA), à Zogona, Centre-est de Ouagadougou.

Me Farama répondant à une question sur la sérénité de son client dans ce dossier, a déclaré qu’ils sont « très confiant ».

Cette audience a été reportée à la demande de M. Bazié, surnommé le « Général » par ses camarades de lutte, en vue de compléter des éléments d’informations dans ce dossier, a informé son avocat.

Des militants de la CGT-B venus nombreux témoigner leur soutien à Bassolma Bazié

« Nous avions sollicité le report de cette audience parce que, lorsque que nous avons reçu le dossier, notre client avait demandé à ce qu’il lui soit communiqué, et le dossier de l’affaire, et son dossier individuel. Nous avons reçu communication du dossier de l’affaire mais pour le dossier individuel, le Conseil l’avait prié de se déplacer aux archives de la direction des Ressources humaines pour consultation », a justifié Me Prosper Farama.

M. Bazié et son Conseil « avaient estimé que plutôt, en lieu et place d’une consultation, c’est d’une communication qu’il s’agissait », a poursuivi Me Farama, ajoutant qu’ils ont  « écrit au Conseil pour leur prier de (leur) communiquer le dossier ».

« Nous avons par la même occasion demandé un report en tant qu’avocat parce que nous estimons que le délai auquel nous avons été saisis par notre client ne nous permettait pas de convenablement préparer sa défense. Donc ils nous ont accordé un report pour lundi à 9H », a-t-il dit sur les raisons qui ont prévalu au report.

Le secrétaire général de la CGT-B et son avocat auraient souhaité un report « plus long » pour cette affaire qui se veut pédagogique pour le mouvement. « Nous avons souhaité un report pour début octobre. Mais vous savez, vu la nature du dossier même si on nous demandait de revenir l’après-midi pour plaider nous serions revenus. Donc il n’y a aucune inquiétude à cet égard. Nous serons prêts le lundi. A 9H nous serons là », a signifié Me Farama.

L’avocat du « Général » Bassolma Bazié, a dit qu’il ne va pas s’étaler sur le fond du dossier pour le moment. « Grosso-modo, c’est ce que vous avez entendu dans la presse, ce que vous avez relayé. Il est reproché à notre client d’avoir commis une faute professionnelle grave en ayant, dit-on, refusé d’exécuter un taux de volume horaire qui lui aurait été imparti par l’administration », a-t-il affirmé.

Les portes de la direction (ex-DRINA) sécurisées par des agents de la Police nationale

A la question de savoir si ce procès ne sera pas un procès marathon, le Conseil de M. Bazié porte-parole des syndicats, dans la lutte contre l’application de l’Impôt unique sur les Traitements et salaires (IUTS), élargi aux primes et autres indemnités, a signifié que « c’est la première fois qu'(il) vient plaider devant ce Conseil ».

« Nos arguments sont très brefs, très courts et très précis. Donc si ça ne tient qu’à nous, ce dossier ne devrait pas connaitre un marathon. Mais ce n’est pas nous le Conseil, nous viendrons voir comment ça va se passer lundi », a-t-il conclu.

A signaler que plusieurs dizaines de personnes, notamment membres des différentes structures syndicales, ont pris d’assaut l’ex-DRINA pour témoigner leur soutien « indéfectible » à leur « Général ».

Après le bref compte-rendu de la rencontre qui a été fait aux militants de la CGT-B, massés sur place devant les portes d’entrée de l’institution, sécurisée par des agents de police munis de leurs armes de maintien d’ordre, les camarades de M. Bazié, par des klaxons en signe d’une victoire d’étape remportée, ralliaient la Bourse du Travail.  

Par Bernard BOUGOUM

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