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Crise au Togo: la contribution de mouvements burkinabè pour l’instauration d’un dialogue 

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La rue est prise en otage par des manifestations tous azimuts (Ph. Pius Utomi Ekpei/AFP)
Ceci est une contribution de l’Alliance de la Défense de la patrie (ADP) de Abraham Badolo et de la Convergence Citoyenne et Panafricaine (CCP) de Ousmane So, deux mouvement de la société civile burkinabè, pour l’instauration d’un dialogue au Togo pour une sortie de crise.

Le Togo, pays frère, traverse depuis plusieurs mois une situation politique difficile. La vie politique dans ce pays voisin est rythmée par une série de manifestations de rue qui inquiètent. Le climat paisible qui caractérise le débat politique et démocratique dans ce pays est en passe de s’effriter. Le dialogue entre les acteurs politiques Togolais pour une sortie de crise tarde à se mettre en place. Cette situation préoccupante doit interpeller l’ensemble du peuple Togolais et des démocrates  de tous les bords. La persistance de la confrontation politique actuelle dans la rue n’aura pour résultats que d’agoniser l’économie et de créer un climat social délétère au Togo. Un probable conflit ouvert dans ce pays frère serait une catastrophe pour le Togo et l’ensemble ses voisins. D’où l’obligation pour l’ensemble de la communauté Ouest Africaine de travailler avec les acteurs politiques Togolais pour créer un cadre de dialogue inclusif pour une sortie de crise dans ce pays. La politique ne doit pas être un terrain d’affrontements violents mais un cadre de débats pluriels dans le respect de l’ensemble des acteurs.

Considérants les liens historiques entre le Burkina Faso, notre pays, et le Togo et les conséquences néfastes que pourraient avoir la crise Togolaise sur le dynamisme de notre espèce commun, la CEDEAO, nous citoyens Ouest Africains appelons :

  • Les acteurs politiques du Togo et les Organisations de la société civile à se retrouver autour d’une table de dialogue inclusif afin de crever tous les abcès ;
  • Les garants de la tradition et les communautés religieuses au Togo à mener un plaidoyer auprès de la classe politique Togolaise (pouvoir, opposition) à s’investir pour une sortie de crise à travers le dialogue ;
  • L’organisation sous régionale, la CEDEAO, à mettre tout en œuvre pour créer un cadre de dialogue sincère à même de briser la méfiance entre les acteurs politiques Togolais pour une sortie durable de crise ;
  • L’union Africaine et l’ONU à accompagner pleinement la CEDEAO pour mettre les frères politiques Togolais autour d’une table de dialogue ;

La méfiance entre les acteurs politiques au Togo ne doit pas constituer un obstacle absolu pour une paix des braves. Il appartient aux différents acteurs en crise de placer comme priorité l’intérêt supérieur du peuple Togolais. L’escalade d’une tension politique et sociale malsaine au Togo n’aura pour conséquence que tristesse et désolation pour la population.

L’heure est donc venue pour les acteurs politiques Togolais, pouvoir et opposition, de saisir l’opportunité d’aller au dialogue dans un environnant de sincérité pour sortir le pays dans l’œil du Cyclone. Toute autre démarche serait suicidaire pour la paix dans ce pays  et chacun répondra devant l’histoire.

Oui au dialogue au Togo ;

Oui à la paix au Togo ;

Ouagadougou, le 05 décembre 2017

                                                              Ont signé :

                                     Pour l’Alliance de la Défense de la patrie (ADP)

                                                               Abraham Badolo

                                                                   (Président)

                                 Pour la Convergence Citoyenne et Panafricaine (CCP)

                                                                 Ousmane So

                                                                  (Président)

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