Accueil Opinion Dénonciations sans preuves: les nouvelles opérations commando de certains activistes

Dénonciations sans preuves: les nouvelles opérations commando de certains activistes

Le maire de Ouaga propose une solution au problème de mobilité aux populations de sa ville et celles des environs

Ceci est le point de vue de Paul Lokré Tarpaga, suite à la publication d’un post de Lengha Fils qui a été repris sur votre quotidien Wakat Séra.

 

«Ah pauvre Burkina post insurrection ! Voilà un pays où il fait bon vivre pour les pseudo-activistes parce que se prévalant du titre de défenseur des valeurs de l’insurrection avec leurs accusations à tout vent et où toute parole venant de la bouche d’une personnalité publique est mise systématiquement en doute. La preuve nous est donnée une fois de plus avec « les graves accusations » de Lengha Fils contre la gestion du ministre des Infrastructures, Eric Bougouma. Après son post sur sa page Facebook, la parution de son pamphlet était attendue dans un média traditionnel. Et ça n’a pas tardé pour donner un sceau de légitimité à des affirmations dont il est permis de douter de leur véracité.

En effet, dans l’interview qu’un média en ligne lui a accordée, Lengha Fils (de son vrai nom Harouna Dabré) à la question du journaliste lui demandant s’il a des preuves des malversations imputées au ministre Eric Bougouma dit allègrement : « les preuves ne sont pas compliquées à obtenir. Allez-y coincer le DAF du ministère, il vous donnera toutes les preuves ». Quelle désinvolture ! Est-ce bien de cette façon que l’activiste garde un œil sur la gouvernance au Faso ? Si c’est ainsi, ce n’est que de la dénonciation qui confine à une cabale. Comment peut-on porter de si graves accusations et avoir le courage de le défendre publiquement si l’on ne dispose pas de la moindre preuve ? Avouons que l’on doit sérieusement douter de la bonne fois de Lengha Fils. Et même que sous le couvert de titre d’activiste, notre compatriote cache mal une casquette politique. En effet, tout Burkinabè soucieux du devenir de son pays peut interpeller les autorités sur une dérive dans un ministère. Et par cet acte, il peut contribuer à la promotion de la bonne gouvernance. Mais dans le cas des militants politiques, c’est le bien commun qui est mis en avant dans les dénonciations alors qu’en vérité, c’est pratiquement un appel à la sédition qui est lancé. Pire, ces accusations ont certainement pour objectif de détourner les ministres de leur mission quotidienne puisqu’ils doivent consacrer du temps à montrer patte blanche  l’opinion publique. A ces militants politiques qui font feu de tout bois, le temps de la clarification approche. Lengha Fils notamment devra tôt ou tard montrer patte blanche (de graves accusations aussi pèsent sur lui depuis son départ du Burkina après son passage dans une société d’Etat). Aux Burkinabè, nous disons qu’il faut faire attention à ces alertes qui ont pour objectif de saper les bases sociales ainsi que la confiance entre gouvernants et gouvernés. Ce n’est pas par des polémiques hebdomadaires fondées parfois sur des faits non avérés que nous gagnerons les batailles du développement.»

 

Paul Lokré Tarpaga

 

 

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