Accueil A la une Gouvernement MPSR 2: des ministres de la discorde

Gouvernement MPSR 2: des ministres de la discorde

Le président de la Transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré et les membres du gouvernement

La formation du nouveau Gouvernement de Transition est loin de faire l’unanimité au sein de l’opinion publique burkinabè. Des voix se lèvent pour réclamer le départ de certains ministres dont l’intégrité et la probité sont questionnées. Ce qui a conduit les nouvelles autorités à appeler les populations au calme, les rassurant que des investigations sont en cours sur les personnalités incriminées et que les conséquences découlant de ces accusations seront tirées.

Deux jours après la formation du Gouvernement MPSR 2, des voix se lèvent pour contester le choix de certains ministres. Ces protestataires se font entendre au moment où le chef du Gouvernement et certains ministres ont déjà été installés dans leurs nouvelles fonctions.

Ce jeudi 27 octobre 2022, des manifestants se réclamant des commerçants ont décidé de joindre l’acte à la parole. Ils se sont rassemblés devant le ministère en charge du Commerce pour manifester leur désaccord sur le choix de leur ministre de tutelle, Donatien Nagalo.

Pour les manifestants, le choix de M. Nagalo à la tête de ce département est un «péril» pour le commerce et les commerçants.

D’autres commerçants, membres du Conseil régional de l’économie informelle du centre (CREI-C), ont, quant à eux, animé un point de presse ce même jeudi, au cours duquel ils ont qualifié de «haute trahison », la nomination de Donatien Nagalo à la tête du ministère en charge de l’Artisanat et du Commerce.

Pour ces commerçants, M. Nagalo ne doit pas être à la tête de ce ministère, car «il s’est rendu coupable d’escroquerie» au moment où il gérait le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNACOMB).

A en croire les conférenciers, le nouveau ministre contesté avait organisé un système à travers lequel il disait pouvoir aider les commerçants à acquérir des prêts. Certains auraient adhéré à son projet en s’acquittant d’une facture de 22 000 F CFA chacun et il n’y a pas eu de suite.

Les frondeurs remettent ainsi en cause l’intégrité du nouveau ministre et réclament qu’il soit remplacé de ce poste. Son installation qui était prévue ce jeudi 27 octobre 2022 à 12H GMT a été reportée, selon le service de Communication du ministère.

A la suite de ces manifestations de protestation, un communiqué du ministre en charge de la Communication, porte-parole du Gouvernement reconnaît que plus de voix s’élèvent dans l’espace public pour «interroger l’intégrité et la probité» de certains membres du Gouvernement contre lesquels diverses accusations sont formulées.

La note assure que «le Gouvernement est loin d’être attentiste face à l’ensemble de ces accusations et rassure l’opinion qu’il entend toutes les revendications citoyennes visant une amélioration de la gestion des affaires publiques».

Pour ce faire, il informe que «des investigations sont en cours» sur les personnalités incriminées et il «saura tirer toutes les conséquences découlant de ces accusations».

La liste des 23 ministres du nouveau Gouvernement a été rendue publique le mardi 25 octobre dernier, quatre jours après la nomination du Premier ministre, Apollinaire Kyélem de Tambèla.

Le communiqué du Gouvernement: communiqué

Par Siaka CISSE (Stagiaire)

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