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Hausse du prix du carburant: l’opposition condamne une « augmentation brutale et irréaliste»

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Victorien Tougouma en Faso Danfani, président du MAP

L’opposition politique s’est prononcée ouvertement ce mercredi 21 novembre 2018 au cours d’une conférence de presse sur la hausse du prix du carburant décidée par le gouvernement burkinabè le 8 novembre passé. Les partis membres du cadre de concertation de l’opposition dirigée par Zéphirin Diabré condamnent une « augmentation unilatérale ». Les échanges se sont articulés essentiellement autour de l’augmentation, de la manifestation annoncée contre cette hausse le 29 novembre prochain et des cotisations lancées par l’opposition pour soutenir les Forces de défense et de sécurité (FDS).

Animé par Victorien Tougouma du Mouvement africain des peuples (MAP) et par Aristide Ouédraogo, président du Front patriotique pour le renouveau (FPR), ce point de presse a été l’occasion pour l’opposition qui dit avoir appris « comme tous les citoyens burkinabè, avec désolation, la décision du gouvernement d’augmenter le prix des hydrocarbures ».

« L’opposition politique condamne cette augmentation unilatérale, brutale et irréaliste qui confirme la faillite éthique, économique et politique du régime dirigé par Roch Marc Christian Kaboré », a déclaré Victorien Tougouma qui a déploré « l’absence physique du président Kaboré lors du Conseil des ministres du jeudi 8 novembre » qu’il considère comme « une fuite de responsabilité ».

Pour lui, « un président doit assumer avec courage une décision aussi grave qui touche tous les Burkinabè, même la femme enceinte et son fœtus ». Après une analyse de la situation que vit le Burkina Faso, elle « demande au président Kaboré de rendre sincèrement compte de sa gestion, en publiant tous les indicateurs sur l’économie nationale du 31 décembre 2015 à nos jours », a dit le président du MAP.

L’opposition politique a salué la « justesse de l’appel à manifester (du 29 novembre prochain) lancé par la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC ». Elle appelle « solennellement ses militants et sympathisants, ainsi que tous les citoyens burkinabè, à prendre massivement part à ces manifestations initiées par la CCVC, en vue de contraindre nos gouvernants à entendre raison, et à avoir enfin pitié du peuple burkinabè ».

Par Bernard BOUGOUM

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