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IAM Burkina : l’Afrique sans frontières !

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L'intégration en marche, portée par les étudiants de IAM

Pour la 6è fois d’affilée et ce depuis 2011, l’Institut africain de management (IAM) Ouaga, a tenu, ce samedi 20 mai 2017, le pari de réunir ses étudiants sous le sceau fédérateur de la Journée de l’intégration. Une célébration riche de la diversité culturelle du continent noir, mais surtout symbole d’une Afrique en miniature ouverte sur un monde de cohésion.

Toutes les « Afriques » en une, afin que disparaissent toutes les options orgueilleuses et suicidaires de souverainetés nationales qui confinent le continent cher à Kwamé Nkrumah et ses pairs d’alors, dans un rôle de triste spectatrice  du développement du reste de la planète. Consommatrice invétérée et insatiable des cultures et produits occidentaux, l’Afrique pourrait bien manquer le futur rendez-vous des grandes nations si rien n’est fait. Pour éviter cette énième mort à l’Afrique et lui redonner l’espoir d’un avenir radieux, les étudiants de IAM Ouaga ont pris leur responsabilité, parce qu’ils ont surtout compris, foi du ministre burkinabè en charge de la Culture que «l’union n’est pas une option, mais une obligation». C’est donc en toute logique que Tahirou Barry, le patron de la 6è édition de la Journée de l’intégration, a reconnu et salué à sa juste valeur, le mérite des responsables et étudiants de l’IAM.

Le ministre Tahirou Barry

Et cette intégration serinée à toutes les tribunes mais qui demeure un véritable serpent de mer devient pourtant une «impérieuse nécessité», comme l’a relevé avec conviction, Ngaye Tordina, le représentant du Secrétaire exécutif du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss),  Dr Djimet Adoum, parrain de la cérémonie.

Lui aussi certain que le salut de l’Afrique n’a d’autre clé que l’intégration, le président du conseil d’administration de l’IAM Ouaga, a saisi l’opportunité que lui offrait, l’une des activités phares de l’Institut, pour tirer la sonnette d’alarme.

Ngaye Tordina, le représentant du Secrétaire exécutif du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss), Dr Djimet Adoum

Pour le PCA de cette grande école qui a aujourd’hui pignon sur rue dans la sous-région et accueille même  des étudiantes de nationalité libanaise, le constat, sans être désastreux est loin de prêter à l’optimisme. Malgré les efforts des anciens et, dans une certaine mesure des nouveaux dirigeants, «c’est une Afrique qui peine à se développer, assaillie par des maladies (…), en retard au niveau des infrastructures». Il urge donc de se rendre au chevet de l’Afrique. «Avec la formation que vous êtes en train de recevoir, nous savons que vous allez être à la hauteur de cette attente».

Ils ont répondu au tocsin de l’IAM

C’est la lourde, mais exaltante tâche confiée par Amed Diallo à «ses chers étudiants» issus de 17 pays et qui ont célébré dans une grande ferveur, la 6è Journée de l’intégration qui a eu pour pays invité d’honneur, la République de Chine Taïwan. Et le rêve du PCA de l’IAM Ouaga «celui de voir l’Afrique émergée, l’Afrique développée avant le centenaire de la création de l’OUA en 2063, une Afrique où on ne parlera plus de coupure d’électricité, de coupure d’eau, d’inondations à la première pluie (…)», pourra ainsi devenir réalité, dans «une Afrique débarrassée de visas».

Ils ont foi en l’avenir de l’Afrique qui passe par l’intégration

La Journée de l’intégration c’était aussi de la musique et une superbe parade à l’issue de laquelle le Burkina Faso s’est hissée au premier rang, alors que le Niger faisait place nette, et ce pour la 4è fois consécutive, en danse et en arts culinaires comme l’année passée. Mais il n’y a eu ni vainqueur ni vaincu, «seule l’intégration est en marche». Paroles de Amed Diallo dont le regard est déjà fixé sur la 7è édition de la Journée de l’intégration de l’année prochaine.

Par Wakat Séra

L’intégration en marche 

 

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