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Mort de 12 présumés terroristes: l’opposition burkinabè craint «d’énormes risques» pour les FDS

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Les conférenciers de l'opposition

L’opposition burkinabè a animé ce mardi 19 mai 2020 à son siège à Zogona (Centre-est Ouagadougou), son hebdomadaire conférence de presse pour se prononcer sur des sujets relatifs à l’actualité nationale notamment. Cinq préoccupations dont la mort de douze présumés terroristes dans une gendarmerie à Tanwalbougou (Est du Burkina) a été largement commentée. Sur cette information, l’opposition estime que « les exécutions sommaires font courir d’énormes risques à nos vaillantes Forces de défense et de sécurité (FDS) ».

Les échanges ce jour avec les journalistes ont été conduits par Me Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/rassemblement démocratique (ADF/RDA), et, Abdoulaye Arba, président du Parti des Militants pour le Peuple (PMP). D’entrée de jeu, les conférenciers, sont revenus sur le drame de Yirgou. Ils ont rappelé que cela fait 504 jours que les victimes des massacres de membres Koglwéogo ayant ciblé la communauté peulh, attendent toujours justice.

Sur le sujet des 12 personnes soupçonnées de terrorisme retrouvées mortes à la gendarmerie de Tanwalbougou, les conférenciers, au nom du chef de file de l’opposition et des opposants ont tenu à présenter leurs condoléances aux familles éplorées.

« Notre position a toujours été le soutien ferme à nos vaillantes FDS. Toutefois, nous rejetons les exécutions sommaires d’où qu’elles viennent », a déclaré Me Gilbert Ouédraogo qui a ajouté que « les exécutions sommaires ont toujours eu cette conséquence qu’en exécutant des présumés terroristes qui devraient être jugées, nous prenons inévitablement le risque de tuer des innocents et des gens pourraient en profiter pour accuser et faire éliminer leurs ennemis, leurs rivaux, leurs adversaires politiques, etc ».

Pour les conférenciers, « l’Armée et les institutions sécuritaires regroupant les enfants de toutes les communautés et de toutes les régions, elles peuvent connaître des divisions internes si certaines de leurs composantes se sentent victimes d’exécutions sommaires ». C’est pourquoi ils exigent que toute la lumière soit faite dans cette affaire et que les éventuels coupables soient punis conformément à la loi.

En ce qui concerne la tension liées à la succession du 31e roi du Gulmu, sa Majesté le Koupiendieli décédé le 17 août 2019, l’opposition encourage les deux parties en conflit à trouver une issue pacifique à la crise grâce au « dialogue ». Le regroupement de partis politiques opposés au pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), demande que « l’Administration joue pleinement son rôle dans un esprit neutre et non partisan, pour éviter que ces tensions aboutissent à des violences ».

Le dimanche 17 mai, la statue corrigée du président capitaine Thomas Sankara, a été dévoilée au Conseil de l’Entente à Ouagadougou, au siège du mémorial Thomas Sankara. L’opposition tout en saluant les efforts de réhabilitation de la mémoire de ce digne fils du Burkina, panafricaniste émérite, regrette de n’avoir pas été associée à cette initiative nationale.

Par Bernard BOUGOUM

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