Accueil Société Ouagadougou: fin du colloque international sur l’assainissement

Ouagadougou: fin du colloque international sur l’assainissement

Le colloque international « vers l’hygiène et l’assainissement durables pour tous » a pris fin après deux jours intensifs d’échanges et de réflexions. A l’issue des travaux, les 170 participants sont parvenus aux principales conclusions qui suivent. Il a été constaté qu’il y a beaucoup d’aspects de l’ODD6.2 que nous ne couvrons pas encore dans le PNAEUE: la sexospecificité, les personnes vivant avec un handicap, la bonne utilisation des ouvrages sanitaires, le traitement et la valorisation des boues de vidanges.

Ces aspects nécessitent une vision et un phasage clairs à l’horizon 2030 car il n’est pas réaliste de tout faire au même moment. La couverture de ces aspects nécessitent une très forte collaboration interministérielle aujourd’hui très faible entre l’eau et l’assainissement, la santé, l’éducation, l’urbanisme et l’habitat, l’agriculture, l’environnement, la justice et les droits humains, l’administration territoriale, le commerce. Ces collaborations ne peuvent s’observer qu’avec une impulsion forte et une surveillance rigoureuse par le Premier ministère et le MINEFID.

Il faut aussi changer de modèle de financement avec un accent beaucoup plus fort sur l’ATPC ou la responsabilisation des communautés et les mécanismes de financements solidaires (sanithon, fasotoilettes mais aussi le recours à la LONAB, la CNSS et la responsabilité sociétale des entreprises privées). Un soutien accru du MINEFID est indispensable pour concrétiser ce modèle de financement participatif ou alternatif.

Il faut aussi une stratégie plus robuste de promotion du secteur privé dans la fourniture des services d’hygiène et d’assainissement. Nous aurons alors davantage besoin de l’expertise du ministère du commerce à travers la chambre du commerce et la maison de l’entreprise ainsi qu’une meilleure implication des PTF actifs dans la promotion du secteur privé.

Enfin, il faut absolument opérationnaliser le code de l’hygiène qui prévoit plusieurs dispositions essentielles à la réussite de l’ODD6.2 et cela relève en premier lieu de la responsabilité du Ministre de la santé. Il n’est pas possible d’améliorer durablement l’hygiène et l’assainissement sans appliquer les sanctions déjà prévues par la loi contre les actes de pollution comme la défécation à l’air libre. Les OSC et les médias auront aussi un grand rôle à jouer pour la vulgarisation du code de l’hygiène publique et son appropriation par tous les citoyens qui doivent tous s’engager dans une recevabilité mutuelle entre les citoyens et avec les autorités publiques.

IRC

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