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Procès putsch manqué: Djibrill Bassolé et les écoutes téléphoniques

L'ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé (DR)

A travers cette déclaration d’entrée dont la sobriété contraste avec les révélations que nombre de personnes attendent de sa comparution, l’ex ministre du Burkina Faso, en charge des Affaires étrangères, en attendant «de prouver avec l’aide de (ses) avocats que les enregistrements sonores sur lesquels l’accusation fonde exclusivement ses griefs contre (lui) ne proviennent pas d’une interception téléphonique classique», relève que rien ne «le met en cause dans l’exécution du coup de force perpétré le 16 septembre».

«Je ne serai pas long, Monsieur le Président, car à l’époque des événements, mon emploi de temps n’a pas été en relation avec les faits qui me sont reprochés. En d’autres termes, mes activités durant ladite période n’ont pas eu de lien direct de cause à effet avec les événements des 16 septembre et jours suivants. Ce que je voudrais que le Tribunal retienne, c’est la totale déconnexion de mes activités privées d’avec les événements des 16 septembre et jours suivants. En effet, Monsieur le Président, pour confirmer cette déconnexion, vous aurez constaté au vu des éléments du dossier qu’aucune constatation, ni aucune déclaration de co-accusé ou de témoin ne me met en cause dans l’exécution du coup de force perpétré le 16 septembre 2015.                              Mieux encore, à votre barre où je suis le dernier comparant aucun co-accusé ne m’a mis en cause ou impliqué dans le déroulé des faits qui ont pu porter atteinte à la sécurité de l’État et à la paix publique. Aucun acte concret de complicité n’a été révélé par aucun de mes co-accusés.                                                      S’agissant, Monsieur le Président, des écoutes téléphoniques fabriquées et manipulées à dessein, j’aurai l’occasion à votre barre d’audience de prouver avec l’aide de mes avocats que les enregistrements sonores sur lesquels l’accusation fonde exclusivement ses griefs contre moi ne proviennent pas d’une interception téléphonique classique».

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