Accueil A la une Terrorisme: «Adjudant  Gilbert  Zera, une partie de moi s’en est allé» (l’ex-Premier ministre Tiao)

Terrorisme: «Adjudant  Gilbert  Zera, une partie de moi s’en est allé» (l’ex-Premier ministre Tiao)

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L’ex-Premier ministre burkinabè, Beyon Luc Adophe Tiao (18 avril 2011 au 30 octobre 2014), a rendu hommage à l’Adjudant-chef de gendarmerie, Gilbert Zera, tué dans une attaque terroriste le lundi dernier, dans le Nord du pays. « Je pleure la disparition d’ un fils, un gendarme qui m’a servi avec un dévouement quasi filial pendant près de quinze ans », lit-on dans l’adresse de l’ex-chef du gouvernement.

« Je pleure la disparition d’un fils, un gendarme qui m’a servi avec un dévouement quasi filial pendant près de quinze ans. Au point où l’adjudant Gilbert Zera était comme une partie de moi-même. Oui Gilbert Zera c’est de lui qu’il s’agit. Il s’en est allé le vaillant adjudant-chef Zera aujourd’hui 10 octobre 2019 après avoir été fauché par les balles assassines des terroristes le lundi dernier dans le nord du pays.

Grièvement blessé, il n a pas survécu à ses blessures malgré tous les moyens mis par le service de santé des forces armées pour le sauver. En passant je salue le courage et le dévouement de ce corps médical dont on parle peu et qui s’adonne nuit et jour pour sauver tant de blessés revenus du front. Gilbert Zera dès sa première affectation de sortie de sa formation était mis à mon service alors que je présidais le CSC.

Durant près de sept ans il était jour et nuit à mes côtés. Bien que parti comme ambassadeur il ne m a pas quitté. Resté au pays, il a continué de rendre des services à ma famille. A mon retour comme Premier ministre, il rejoint ma sécurité où il se donna corps et âme à ses obligations. L’insurrection l’affecta beaucoup en pensant à ce qui m’est arrivé. Mais c’est moi qui l’encouragea en disant que nous devons accepter le fait et nous confier à Dieu. Parmi les 5 éléments laissés par sa hiérarchie à mes, côtés il en faisait partie. Il vécu avec moi à Pouni pendant sept mois jusqu’à ce que je parte en exile pour Abidjan. Il voulu même m’ accompagner jusqu’en Côte d’Ivoire. Mais les textes ne le permettaient pas. Il me conduisit jusqu’à la frontière. Il me quitta en larmes.

Bref c’est juste un témoignage de dévouement d’un homme tenu loyal, serviable et dévoué. Que son âme repose en paix. A sa femme Alima et aux deux enfants je présente toutes mes condoléances les plus attristées. Je resterai près d’ eux tant que je resterai aussi en vie.»

Beyon Luc Adolphe TIAO

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