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Terrorisme au Burkina: après une accalmie, les assaillants refont parler d’eux

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Photo d'illustration

Les attaques armées qualifiées de «terroristes» avaient comme diminué depuis le début du mois de février 2019, suite à des actions vigoureuses des Forces armées burkinabè. Mais ce dimanche 17 mars 2019, la presse a fait cas de la mort de deux agents des Forces de défense et de sécurité (FDS) ayant sauté sur une mine artisanale à l’Est du pays et de la disparition de deux enseignants, enlevés à Djibo, au nord, et dont on reste toujours sans nouvelle.

Un gendarme et un béret rouge (militaire) ont été fauchés dans les environs de Kabonga, le samedi 16 mars 2019, à environ 80 kilomètres de Fada N’Gourma, suite au passage de leur moto sur un engin explosif, selon l’Agence d’information burkinabè (AIB). De son côté l’Agence française de presse (AFP) évoque cinq militaires tués dans deux explosions d’engins artisanaux dans le cadre de la vaste opération militaire en cours dans la région.

L’AIB a également précisé que les deux soldats, faisaient partie d’une mission de patrouille motorisée dans le cadre de l’opération «Otapuanu», lancée le 8 mars dernier dans les régions de l’Est et du Centre-est.

Abbé Joël Yougbaré

Dans la même journée d’hier dimanche 17 mars, l’Abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo est allé célébrer la messe à Bottogui, parcourant le trajet Djibo-Tongomayel-Nianguel-Sergoussouma-Bottogui. Il serait repassé par Sergoussouma où il a fait escale entre 14H30 et 15H00, et n’est pas rentré à Djibo (…), a appris Wakat Séra.

«Au début, le téléphone de Joël sonnait, puis vers 18H, c’est le répondeur qui déclenchait (…)», a déclaré Monseigneur Birfuore Laurent Dabiré, évêque de Dori, ajoutant qu’une patrouille de policiers serait en action. «Nous attendons donc les premiers résultats de recherche. Union de prières et bonne journée à tous», a terminé l’homme de Dieu. Dans un communiqué signé par le même évêque sur la même disparition, document qui nous est parvenu ce lundi 18 mars, le Diocèse de Dori et la communauté chrétienne disent rester pour «l’instant positives et en communion de prière pour sa sauvegarde».

Par ailleurs, deux enseignants ont été «kidnappés» lundi dernier par des individus non encore identifiés à Djibo au Nord, ont rapporté des médias locaux.

Un gendarme a été tué et d’importants dégâts matériels ont été signalés mercredi dernier à Tougouri, dans le Centre-nord, après que des individus armés non encore identifiés ont attaqué la brigade de gendarmerie de la localité, a appris Wakat Séra.

Précédemment en service à la Brigade territoriale de gendarmerie de Tougouri (BTGT), dans la province du Namentenga, le Maréchal-Des-Logis/Chef, Zézouma Millogo qui a été tué dans l’attaque menée par une dizaine d’assaillants dans la nuit du 13 mars, a été inhumé au cimetière municipal de Kaya, le vendredi 15 mars 2019.

La veille, soit le mardi 12 mars, le commissaire de police du district de Banh, une localité de la province du Loroum, a été abattu par des individus armés, alors qu’il se rendait à Ouahigouya, capitale de la région du Nord du Burkina.

Par ailleurs, ce dimanche 17 mars, au Mali, l’attaque d’une base militaire dans le Centre du pays, a fait 21 tués, des blessés et des disparus, a rapporté RFI qui souligne que dans un communiqué, les Forces armées maliennes accusent un déserteur de l’armée d’avoir dirigé cette opération qualifiée de «terroriste». Il s’agirait de l’ex-colonel Ba Ag Moussa, alias Bamoussa Diarra, qui a rejoint dès 2012 les rangs des groupes armés, proche du djihadiste Iyad Ag Ghali, chef du GSIM, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.

Par Bernard BOUGOUM 

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