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15 mai 2017, Journée internationale de la famille : Message du ministre en charge de la Femme

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Laure Zongo/Hien, ministre de la Femme

Ceci est un message du ministre en charge de la Femme, Laure Zongo/Hien, livré à l’occasion de la Journée internationale de la famille, célébrée chaque 15 mai.

Mesdames, Messieurs ;

Chers concitoyennes et concitoyens ;

C’est avec un enthousiasme et un réel plaisir que je m’adresse à vous, à l’occasion de la commémoration de la 23journée internationale de la famille.

L’Assemblée Générale des Nations unies, à travers la résolution 44/82, a proclamé l’année 1994 « Année de la Famille ». Elle a également déclaré, en sa résolution 47/237, que le 15 mai de chaque année, marquerait la « Journée Internationale de la Famille (JIF). »

Au Burkina Faso,  la Constitution reconnaît que « la famille est la cellule de base de la société . L’Etat lui doit protection… ». La famille est donc le lieu par excellence de protection, de socialisation, de production, de reproduction et d’épanouissement de l’individu.

Vingt-quatre (24) ans après cette déclaration des Nations unies, il apparait plus que nécessaire de renforcer les décisions prises et les actions menées en faveur de la famille.

La célébration de la journée internationale de la famille traduit d’une part, l’intérêt que la communauté internationale accorde à la famille en tant qu’institution fondamentale de la société et d’autre part, elle est une occasion de proposer des actions susceptibles d’insuffler une dynamique nouvelle dans la résolution des problèmes individuels ou collectifs vécus par les membres de la famille.

En effet, la famille est non seulement le creuset de l’amour et de l’unité, mais aussi le vecteur de la tolérance et de la transmission des valeurs, voire le ciment de la cohésion sociale. D’où le thème de la célébration de la JIF 2017: «Les familles, une vie saine et un avenir durable». Ce thème est centré sur l’objectif de développement durable : « Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges ». Il s’agit entre autres,  de faire en sorte que d’ici à 2030, l’accès de tous à des services de soins de santé sexuelle et reproductive, y compris la planification familiale, l’information et l’éducation dans les stratégies et programmes nationaux soient assurés.

Loin d’être un simple slogan, le thème de cette année est en cohérence avec les  initiatives déjà impulsées par le Gouvernement burkinabé, parmi lesquelles l’on peut citer la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 05 ans.

Mesdames, Messieurs ;

Chers concitoyennes et concitoyens ;

A cette 23édition, le Ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille (MFSNF) vous invite à réfléchir sur les deux (02) sous-thèmes suivants :

Abandon du mariage d’enfants au Burkina Faso : un défi pour la protection des enfants et le bien-être des familles ;

Quelles stratégies pour réhabiliter la famille dans sa fonction de protection et de sécurisation de ses membres ?

Le premier sous- thème offre à la société burkinabé, l’opportunité de se pencher sur l’ampleur et les conséquences du mariage d’enfants et les enjeux de la lutte contre cette pratique. Selon l’Enquête Démographique et de Santé de 1993, 64% des femmes âgées de 25-49 ans avaient déjà contracté une union avant 18 ans. Cette proportion est passée à 59% en 2003 puis à 52% en 2010.

Cependant,  la prévalence du mariage d’enfants demeure très forte, surtout en milieu rural, avec 61,2% des adolescentes de 10-19 ans vivant maritalement avec un homme. Or, le mariage d’enfants en tant que manifestation des inégalités entre les sexes exacerbe le risque pour la fille de subir des violences du fait de son statut social. Cette violence entrave la cohésion familiale avec souvent de graves conséquences sur l’éducation des enfants. Cela a également pour conséquence le maintien du cycle de la pauvreté.

Quant au second sous-thème, il permet d’interpeller les acteurs de la protection de la famille ainsi que les familles elles-mêmes sur les actions à entreprendre afin de renforcer la famille dans son rôle de protection et de sécurisation de ses membres. Il s’agira de réfléchir sur les facteurs qui empêchent actuellement certaines familles de remplir les fonctions de socialisation et de protection d’une part, et de proposer des pistes de réhabilitation de celles-ci, d’autre part.

Dans le cadre de la présente commémoration, il est prévu un certain nombre d’activités qui contribueront un tant soit peu à renforcer la cohésion familiale. Il s’agit :

–      de la tenue de permanences de conseils juridique et social ;

–      de la formation des travailleurs sociaux des services sociaux communaux sur la préparation au mariage ;

–      de l’organisation d’une cérémonie collective de célébrations de mariages civils.

Mesdames, Messieurs ;

Chers concitoyennes et concitoyens ;

La commémoration de la présente journée internationale de la famille est une occasion pour moi de remercier tous les partenaires, notamment le Système des Nations Unies, les ONG et les organisations de la société civile qui œuvrent aux côtés du Gouvernement pour la protection et la promotion des familles.

Bonne journée de la famille à toutes et à tous et vive la famille forte et solidaire pour que vive un Burkina uni et prospère.

Je vous remercie.