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8-Mars au Burkina: Laurence Ilboudo plaide pour plus d’implication des femmes dans la gestion des affaires

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Laurence Ilboudo Marshal, ministre en charge de la Femme

Le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Laurence Ilboudo Marshal a plaidé ce lundi 26 février 2018, au lancement des activités du 8-Mars, pour plus d’implication des femmes dans la gestion des affaires de l’Etat. Face aux journalistes, elle affirme que « cette sous-représentation des femmes limite leur influence ».

« Au Burkina, les hommes et les femmes ne jouissent pas encore des mêmes privilèges quant à leur participation à la vie publique et la prise en compte de leurs potentialités dans le domaine de la gouvernance », a regretté Mme Ilboudo.

A titre d’exemple, le ministre en charge de la Femme, a indiqué qu’ « au niveau des postes nominatifs, sur l’ensemble des gouvernements formés de novembre 2000 à janvier 2016, la proportion moyenne des femmes est d’environ 15% et le gouvernement actuel compte six femmes ministres sur 33 soit un taux de 18,18%.

Pour un épanouissement réel de la femme burkinabè, Mme Ilboudo note qu’il revient principalement à la gente féminine de réfléchir sur sa situation, de mettre en priorité ses préoccupations et de « les soumettre au gouvernement afin de trouver des solutions adéquates et efficientes ».

« C’est pourquoi, le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille entend commémorer la Journée internationale de la femme (8 mars 2018) conjointement avec le Forum national des femmes, sous le thème : « La participation de la femme à la gouvernance : état des lieux, défis et perspectives », a confié Laurence Ilboudo Marshal. Pour elle, cette commémoration conjointe vise à « accroitre la participation des femmes à la gouvernance politique, administrative et économique » du pays.

Au cours de la célébration de la Journée internationale de la femme, plusieurs activités seront menées. Il s’agit, notamment, de l’identification des « préoccupations majeures des femmes, la sensibilisation de la communauté sur l’importance de la prise en compte des femmes dans tous les domaines de la gouvernance et des rencontres de plaidoyer dans les régions ».

Dans la commémoration du 8-Mars, des reformes ont été introduites, selon le ministre. Il s’agit, entre autres, de « la suppression de la parade, l’organisation d’un panel et d’un dialogue direct », a précisé le ministre.

Par Daouda ZONGO